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Mon Ami fidèle
Aujourd'hui, il fait un temps splendide, la mer est d'un bleu magnifique, je suis assise sur le sable afin de profiter du paysage mais je n'ai pas oublié mes crayons et mon cahier. Oui, je vais écrire ma lettre et la retaperai ce soir sur mon ordinateur.
Si j'ai choisi cet endroit, c'est pour mieux vous parler de l'Oeil de Déa. C'est comme cela que j'ai dû nommer cette petite créature admirée dans la mer.
Après avoir repris mon tableau sur le repas, vous vous souvenez ? Mes voix m'ont demandé d'en faire autant avec la seconde toile, cette toile effrayante couverte de monstres !
J'ai commencé à gratter toute la surface comme pour la précédente avec des tonnes de sopalin, non, j'exagère, mais il m'a bien fallu trois rouleaux entiers pour en venir à bout.J'ai essuyé la toile. La peinture n'étant pas tout à fait sèche, je vous laisse à penser comment mes vêtements et le sol de la maison ont été transformés en porcherie. J'en ai mis partout ! Mais quel bonheur j'ai encore vécu là ! Aussi grand que pour ma fleur.
Sous ces monstres distordus, est apparue la plus belle petite chose que mes yeux pouvaient inventer : comme la coupole transparente d'une méduse au milieu d'un océan, taché par ci, par là de petites îles. Une merveille !
« Tu l'appelleras l'Oeil de Déa, » me dit une voix. Emballe-là aussi ma chérie et range-là avec l'autre. Je me suis exécutée.
Vous voyez Ami, bien que toutes ces choses semblent irréelles, je me refuse à penser : « Miracles »
Les miracles n'existent pas dans le ciel m'ont-ils dit. Mais alors, ai-je demandé, tout ce qui se raconte depuis des millénaires, c'est quoi ?
« L'interprétation des hommes, le besoin de toujours en rajouter.
Les choses sont simples. Tout ce que l'esprit est capable de faire, nous le faisons, mais nous ne pouvons bâtir des montagnes. Déplacer des objets, donner de l'énergie à l'homme, passer dans son propre cerveau des impulsions, transformer sa pensée pour qu'elle soit meilleure, ça, nous pouvons le faire, mais creuser des océans, bouleverser la planète, seul l'homme peut le faire et il ne s'en prive pas . C'est pourquoi nos messages, sont des messages d'alerte, l'homme va trop loin dans ses progrès, il faut qu'il apprenne à se contenter du minimum. »
- Et quel est ce minimum ?
« Le respect de la vie et de toutes choses vivant sur cette Terre.
Vous dépensez des milliards à chercher la vie dans des planètes éteintes, ne voyez-vous pas que la vôtre est en agonie !
Sauvez votre Terre, c'est sauver la vie. Sauver l'Au-delà, vous sauvez vous-même. Personne ne pourra le faire pour vous. Aucun miracle ne s'accomplira si ce n'est notre aide au retour d’une plus grande responsabilité. Dieu, qui existe bien, nous a offert à tous un beau patrimoine, qu'en faisons-nous ? »
Je pense Ami, que vous avez noté le style impersonnel de ma lettre, ce n'est bien sûr pas moi, qui peut vous dire tout cela. Quelquefois, les mots me sont dictés par ces voix qui suivent et observent tous mes écrits .
Mais, il commence à faire un petit peu frais sur ce sable, je
vais devoir ranger mes affaires et rejoindre mon domicile.
Encore une belle soirée en perspective devant mon ordinateur, ma petite chatte Shalimar à mes côtés.
Je me suis toujours demandée, si les animaux sentaient la présence des esprits, je la vois tellement absorbée quelquefois à regarder dans le vide que je me pose la question. Ils ont certainement les sens plus affinés que nous. Regardez les chiens qui aboient à la mort avant que celle-ci n'arrive, ou ces animaux qui fuient quand un feu se déclare à des kilomètres à la ronde ! Tiens ! Cela nous servirait bien à nous, on éviterait ces nombreux feux de forêts qui détruisent notre vie !
En sont-ils conscients tous ces pyromanes ? J'aimerais bien que l'un d'eux tombe sur mon livre, je crois qu'il commencerait à comprendre que là-haut, il devra faire face à ces actes négatifs.
Je vais vous quitter sur ce sujet brûlant qui demande réflexion. Croyez-vous sincèrement Ami, que j'arriverai à bouger les choses ?......... Je reste optimiste.
Bonsoir.