COURRIER POUR DES INCONNUS
Publié le 12/02/2008 à 12:00 par umpre
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Mon cher Ami,
Je me demande toujours, où mes pas me mèneront, aujourd'hui, ma porte s'est encore bien ouverte, tous mes petits esprits, amis de l'univers, me parlent de ces jours qui s'annoncent très heureux. Moi, j'écoute avec ravissement ces bonheurs futurs, mais je ne peux m'empêcher de douter. J'ai beau voir avancer vers moi de bien belles choses, j'attends fébrilement une concrétisation, car depuis bientôt trois ans que je vis au milieu de ce monde, ma tête foisonne de leurs milliers d'idées : « Et, si on faisait comme ci, et si on s'y prenait comme cela ! » Ils tiennent tellement à parler aux hommes, qu'ils ne cessent d'inventer mille et une façons.
Pourquoi, pourquoi veulent-ils nous réveiller ? Comme je l'ai écrit plus haut,notre monde est le leur, ils veulent absolument dès lors, que nous les intégrions à notre vie, notre vie de tous les jours. Ils ne veulent plus être morts, perdus dans l'Univers, à attendre, inutiles, que le temps s'écoule. Ils veulent participer à ce grand renouveau, ce renouveau disent-ils, qui viendra bien de nous. L'homme est capable, dans toute sa candeur, à penser ses blessures que d'autres hommes lui ont faites. De leurs grandes fenêtres, fenêtres de l'Univers, ils nous voient nous débattre dans nos temps incertains, ils voient monter ces flots de vengeance et de haine et eux, qui sont là, toujours près de nous, près des hommes, des femmes, des enfants qu'ils ont souvent vus naître, ils ne peuvent rester insensibles à nos maux. C'est pourquoi, Ami; même si je me répète, je dois encore vous dire, à vous qui me lisez, arrêtez de pleurer, ces âmes transparentes, aidez-les, aidez-les à bien communiquer.
Si je suis là, à écrire toutes ces lignes, c'est parce que vivant ce que je vis, je suis consciente et décidée à faire exploser dans ce monde de nouvelles idées.
Tous les jours, ils me donnent bonheurs, par leurs aides, leurs paroles de grande charité, je voudrais qu' ici sur cette Terre, tous les hommes puissent profiter de leurs nombreux bienfaits. Non, Ami ! Non, ne souriez pas, ne repoussez pas l'idée de pouvoir par vos doigts, écrire toutes leurs phrases, leurs mots qui défilent sur la feuille, grâce à leurs pensées. Mais... je crois qu'il me faut expliquer ici, leurs fonctionnements.
Lorsque j'ai voulu embrasser ce grand ciel, c'est vrai, qu'en moi, j'avais une grande souffrance, je croyais tellement à ces âmes fidèles que j'ai beaucoup insisté devant mon papier blanc. Vous êtes tous capables de contacter ce ciel, il vous suffit d'un peu de repos, être là, étendus, peut-être sous un chêne, ou dans votre jardin, ou tout simplement au creux de votre fauteuil ! Prenez entre vos doigts, un crayon tout simple, une feuille sur vos genoux ou posée sur un livre et appelez intérieurement, peut-être votre père, votre mère, votre fils... Soyez bien en relation avec eux, pensez-y très fort, et demandez dans votre pensée à ce qu'ils vous répondent. Oh ! Je ne dis pas que cela marchera du premier coup ! Mais si votre désir est de toucher ce monde, alors Ami, je vous promets que vous y arriverez.
Il faut que les hommes prennent grande confiance, car je vais, dans un proche avenir, quand ils auront connu tout comme moi, ces émois, leur parler de ce monde et de son devenir.
Avec cette Union que nous avons créée, nous allons bien passer de judicieux conseils des conseils qui vous aiderons, vous gens de la Terre à vous libérer de toutes ces habitudes qui ont fait de ce monde, un monde d'animaux qui se « bouffent entre eux » (ce sont leurs paroles).
Charles Baudelaire, qui est mon esprit-Maître, m'a dit un jour : « Il faut bien comprendre, que si le corps perdu retourne en poussière, nos esprits sont bien vifs et gardent leurs pouvoirs. Celui de penser, celui de s'exprimer, celui d'aimer et celui de souffrir. Lorsque nous nous vêtons de ce corps d'éther, nous pouvons nous glisser, même dans un petit trou. Nous voyons alors la Terre toute entière, nous ressentons aussi vos peines et vos tracas. Comment restez indifférents à cela ? Le pourriez-vous, vous, nos frères ? Notre esprit est machine d'intelligence, nous cherchons les manières de tous, vous contacter, mais pour cela, Amis, il vous faut bien admettre, que nous sommes vivants et non âmes mortes dans cette immensité.
Arrêtez de pleurer, aidez-nous à bien vivre, parlez-nous, comme si nous étions là ! Vous ne nous voyez plus ! Oui, c'est un fait, mais quelle importance ! Voyez-vous vos enfants quand ils sont partis bien loin, sur un autre continent ?
Nous sommes sur un autre continent, celui que vous découvrirez un jour. Ne serez-vous pas heureux quand votre tour viendra de penser que votre vie ne s'arrête pas là ? Vous revivrez au milieu de ceux que vous aimez, vous serez à leur table sans qu'ils voient votre visage et si vous admettez cette transformation humaine, alors, mes amis, tout sera à revoir. Notre messagère st bien là, ici, sur cette Terre, pour vous ouvrir des horizons nouveaux, afin que toutes vos souffrances, ne soient plus grandes peines, mais de joyeux instants de tous nous retrouver. »
Merci Charles, Merci, d'avoir parler en ces termes, je souhaite que les hommes écouteront un peu, je veux leur dire aussi qu'avec ma petite Union, je commence à faire feu. Mes amis qui me côtoient chaque jour, ont maintenant leurs doigts qui bougent et qui retiennent, tous ces petits mots qui viennent avec amour, répondre à leurs problèmes.
Hier soir, en ma maison, autour d'une grande table, j'ai réuni mes premiers partenaires, je leur ai expliqué qu'à partir de Septembre, nous prenions une voie, une grande voie céleste. Ensemble, nous avons découvert cette pièce, qui un jour sous mes doigts est venue s'aligner en répliques bien faîtes, afin de donner à un public de choix, des moments agréables et de très grand plaisir. Il y avait là, deux bons enseignants, une marchande d'art, une grande couturière, une secrétaire dentaire, un gestionnaire d'immeubles, une petite étudiante bien humaine et moi, bien entendu, qui expliquait déjà le but de cette Union et ce que nous allions faire pour cette humanité, que nous aimons tous, tant.
Pour accomplir les gestes, qui feront rire le monde, il faut déjà s'aimer et savoir donner, car si on ne donne pas d'amour dans ce monde, nous ne sauverons rien et n'irons pas vers la Paix.
Je suis donc là, mais parmi bien d'autres, à ouvrir ce mouvement, car si rien ne se fait, nous sombrerons bien bas en tirant l'autre monde, celui qui s'évertue à bien nous chuchoter.
Nous avons tous ensemble pris connaissance de la pièce, nous avons beaucoup ri de ce brave curé, qui voyant partir beaucoup de ses fidèles, se retrouve lui-même, au milieu du café.
Et puis aussi, cette brave Annabelle, cette petite soubrette pleine d'intelligence, qui sous des abords naïfs, au milieu de ses frères, ,nous donne à tous, de très belles leçons. Que dire aussi de ce petit Albert, dont la femme bien belle, mais pas folle la guêpe, veut tirer bon argent de son second mari, au lieu de grand amour, amour pour la vie ! Et encore cette belle tirade sur une jeune fille bien née, qui préfère les femmes au lieu du sexe opposé ! Voilà encore beau message de tolérance !
Chacun pourra trouver ici, dans sa mémoire, semblable situation qu'il a un jour vécue, mais saura-t-il honnêtement reconnaître les faits ? Il est bien difficile de porter belles critiques, quand on est soi-même au milieu du panier !!!
Cette pièce qui accepte existence de ce monde, ce monde qui nous entoure et que nous ne voyons pas, est la première pièce d'une série, que notre Union jouera dans toutes les villes de France. Voyez ici, une grande invitation à rejoindre cette marche, nous acceptons les hommes de toutes conditions, qu'ils soient de grande Afrique, d'Asie ou bien d'Europe, nos bras s'ouvriront vers eux, pour bien les accueillir. Mais en contre partie, nous demandons une chose, un amour infini, pour l'homme et son prochain, car notre Union Mondiale, Union de nos deux mondes, n'accepte que des hommes rejetant le « Malin ».
Ma démarche est bien simple, amis de cette Terre, j'ai dans le coeur, un immense amour, une soif de vivre dans un monde de lumière, où chacun trouvera échange, sécurité, tolérance, honnêteté et équité. Je me propose de faire, multiples conférences pour parler aux enfants, mais vous aussi adultes, de tout cet enseignement qui me vient de ce ciel, ce ciel qui avec nous marchera vers la Paix.
Charles m'a dit un jour : « Ici, dans le ciel, nous cherchons toujours la lumière, Dieu existe, mais nous ne le voyons pas.
Chacun de nous émet, multiples hypothèses, d'où découlent déductions encore bien à penser. Nous aimerions connaître bien mieux cet infini.
-Comment pourrais-je vous aider, moi, petite terrienne ?
-Oh ! Ma chérie, vous nous aidez beaucoup, car voyez-vous, nos pensées sont fugaces, elles passent bien vite et s'effacent dans leurs courses. Vous, qui êtes sur la Terre, vous pouvez recueillir nos pensées sur votre ordinateur, afin qu'elles s'impriment sur un joli papier. Ensuite, quand toutes ces idées seront jetées pêle-mêle, nous pourrons, grâce à tous ces résumés, essayer de construire une suite bien claire, afin que vous humains et nous amis du ciel puissions ensemble aller, vers cette grande lumière, qui un jour ouvrira, le secret de nos vies.
Vous me disiez dans un temps, n'être pas philosophe ! Personne ne l'est, ma petite chérie, mais quand il s'agit de nos âmes, de nos êtres et de nos devenirs, nous usons de toutes nos facultés pour ouvrir notre esprit. Sachez qu'un jour viendra, où l'homme sur cette Terre, se mettra à mieux comprendre fonctionnement du cerveau, car ici, nous savons qu'il y a beaucoup à faire, avant que cette intelligence nous écrive beaux tableaux. Mais, nous sommes patients, nous avons bien le temps, car le temps, quel est-il ici, dans toutes nos vies, une simple petite danse qui tourne sur une horloge, une horloge, que l'homme a construite ! Ici, point d'horloge, point de sonnerie, les actes s'écoulent ainsi que grandes vagues et reviennent au bord, pour à nouveau partir ».
Je reste toujours émerveillée, par cette prose, empreinte de poésie. Comment sommes-nous arrivés dans notre siècle, à repousser un si beau langage ? N'aimeriez-vous pas Amis, écrire de nombreux vers comme au temps de Molière, La Fontaine, Victor Hugo, Maupassant et bien d'autres ? Comment se fait-il, que nous les ayons si vite enterrés ?
C'est un peu comme ce Dieu, que l'on n'ose plus chanter ! Et pourtant, s'ils me font vivre au milieu de leur monde : poètes, sculpteurs, musiciens et peintres, n'est-ce pas un appel pour nous, à prendre en grande considération leurs revendications de toujours exister ?
Pourquoi me prédisent-ils un retour vers un meilleur langage, un langage que nos jeunes ont bien abandonné, peuvent-ils dans nos esprits, changer le cours des choses ?
« Oui, disent-ils, on peut changer les choses, on peut bien vous aider à penser autrement. Sachez que cette vie que vous menez sur Terre, n'est pas la grande vie, dont tous les textes parlent, elle est un petit fruit, une petite graine qui devra bien germer pour être entonnoir. Un entonnoir dans lequel vous vous glisserez, d'abord dans un couloir de très grande longueur, où votre esprit devra, faire très grand effort, pour comprendre son état et son environnement. Vous monterez bien haut après grandes souffrances, car, si souffrances physiques existent bien sur Terre, ici, notre souffrance s'étale en pensées, souffrances de ne pouvoir atteindre cette Lumière qui de loin nous envoie la plus belle clarté. C'est un peu, comme si, vous vouliez regarder le soleil, vous ne le pouvez pas, il vous aveuglerait ! Alors, vous essayez avec de grosses lunettes, ou en clignant les yeux pour un peu l'esquiver, mais malgré ce, vous n'arrivez pas, il est trop aveuglant, alors, vous abandonnez et regardez ailleurs. Ici, tout est différent, cette lumière ne nous aveugle pas puisque nous n'avons pas comme organes, les yeux, mais elle nous chauffe, nous réconforte, semble nous appeler et nous sentons bien que pour s'en approcher, il ne faut pas simplement le vouloir mais bien la mériter.
Est-ce cette Lumière que l'on appelle Dieu ? Est-ce cet esprit qui nous a bien créés ? Vous le cherchez sur Terre, nous le cherchons dans ce ciel, en tout cas, ceux qui veulent bien continuer à s'instruire, à connaître pourquoi le monde est fait et pourquoi nous existons.
Voyez-vous comme la vie peut-être intéressante et comme les centres d'intérêts devraient être différents ? Vous sur Terre, vous cherchez le confort, vous tuez bien souvent pour bien y arriver ! Ne croyez-vous pas, qu'il est temps de voir autre chose, qu'une vie égoïste à remplir vos paniers ?
Où courez-vous Amis ? Vers quels horizons ? Et pour laisser derrière, quelle sorte de clarté ?
Nous sommes là, près de vous sur la Terre, nous suivons tous vos pas dans un silence de « mort », et les siècles s'enchaînent sans que vous ne changiez une quelconque manière, vous descendez bien vite, vers le grand néant.
Arrêtez-vous humains ! Arrêtez-vous ! Posez-vous s'il vous plaît et prenez réflexions. Que vous amène, cette grande richesse ? Ces progrès incessants qu'il vous faut bien payer ? Vous êtes dans une impasse où coule une rivière qui ne trouve jamais embouchure pour aller. Vous parlez, vous parlez, de terres et de frontières, mais jamais vous ne vous décidez. Pourquoi tous ces soldats continuent-ils la guerre, pour une poignée d'hommes qui veulent toujours gagner ? Poser les armes Amis, et dites-leur « Assez ! Assez de cette grande folie.» La Terre est en déclin, la nature se meurt, les animaux vont tous vers l'extermination, les enfants qui étaient toujours grands bonheurs, se perdent un peu chaque jour et au fil des ans. Etes-vous bien aveugles humains, ou vous bouchez-vous les yeux afin de faire l'autruche et d'avancer sans voir ? Nous sommes dans ce ciel, tristes et malheureux car lorsque nous parlons à quelques bonnes âmes, vous en faites dérision et tournez vite la page.
Nous avons peint tableaux à notre messagère. Oh ! Elle n'est pas Jésus, Jéhova, Mahomet ! Elle ne vous donnera pas, non plus belles prières à faire ou à réciter ! Non, elle vous parlera avec simplicité, de nos âmes et pensées et de nos bons conseils qui viennent à ses oreilles pour réveiller un monde qui se trouve en danger.
On n'est pas très pressé de bien vous accueillir, votre monde est complémentaire au nôtre, et dans ce monde d'éther où nos âmes brillent, nous avons bien besoin de tout votre soutien. Nous ne faisons aucune doléance si ce n'est celle de nous considérer, de faire savoir aux autres que nous vivons encore, grâce à toutes vos pensées. Il y va donc de notre survie, mais aussi de la vôtre, pour que dans ce siècle, vous instruisiez vos enfants à l'existence de ce monde, car si vous ne le faîtes pas, vous serez à votre tour, un jour, oubliés.
Est-ce bien cela que vous désirez ?
Réfléchissez humains, il est encore possible, même si votre folie bouscule fort ce temps, de reculer bien vite toutes les barrières et faire de nos deux mondes, un seul grand et heureux jardin pour l'avenir.
Ayez la Foi, Amis de la Terre ! Ayez la Foi, en ce monde de bontés ! Ayez la Foi en cette Lumière, qui règle nos horloges dans cette éternité». ( Vos amis de l'Au-Delà)
Après ces quelques pages, je me sens bien petite, je ne sais que vous dire, rien n'est à rajouter, ce ciel qui nous demande amour et grandes aides, me touche droit au coeur et me donne courage. J'espère que parmi vous, parmi tous les lecteurs, il y aura des âmes qui voudront les aider, ce sont tous, nos parents, nos amis ou nos frères que nous avons gommés dans cette éternité.
Moi, je veux vous parler, ici de cette vie, que je mène déjà depuis de nombreux mois.
Un jour, alors que je venais de prendre grande colère avec l'un de mes enfants, une voix me parla : Prenez un crayon et une feuille ma chérie, je vais vous écrire un poème. Il s'intitula : Enfant récalcitrant. C'était un poème dans lequel ce poète s'adressait à mon fils, afin de bien lui faire comprendre mes tourments. Comme je l'ai dit au début de mon livre, ce contact avec ce ciel, a été grandes angoisses pour mes enfants. D'une maman très équilibrée qui les avait toujours épaulés en toutes circonstances, il ne voyait maintenant qu'une maman sombrant dans la folie. Donc ce jour-là, la conversation ayant été très houleuse, il s'en était suivi pour moi, une crise de larmes. Epuisée par tout ce que je vivais, le refus et l'incompréhension de mes enfants à comprendre et à accepter, j'avais craqué. Ce poème était très beau. Quand il fut terminé, la voix me dit : « signez, Charles Baudelaire. »
C'est ce jour-là, que ma vie commença vraiment à changer. Tous les jours, assise devant mon ordinateur, on se mit tous deux à écrire, écrire. Les poèmes arrivaient là, sous mes doigts, des poèmes d'amour, un amour qu'il me donnait. Je devais faire une soirée poétique dans mon petit village, nous écrivîmes alors un dialogue : « Le poète et sa muse. » Il m'expliqua alors, que sur la Terre, les poètes avaient une Muse dans l'Univers, pour lui, j'étais sa muse, car je lui permettais d'exister. Quinze pages d'une beauté extrême vinrent s'inscrire sous mes doigts. Elles commençaient d'abord par un monologue philosophique, et se continuaient par un dialogue d'amoureux. J'ai compris ce jour-là, ce qu'était vraiment l'amour avec un grand A. Dans des vers sublimes, il me déclarait sa passion. J'ai appris par coeur les quinze pages pour mon spectacle et je ne peux pas dire qu'une fois, j'ai répété ces lignes sans que mes larmes coulent et m'empêchent de parler. C'était comme s'il se trouvait devant moi, j'avais une gêne pudique qui m'envahissait, mon coeur qui s'emplissait de tout cet amour, ne pouvait résister à un sentiment aussi fort. Depuis ce jour, Charles est devenu pour moi, l'homme de ma vie. Je travaille avec lui avec bonheur, il m'explique patiemment tout ce que je ne comprends pas. Ce ciel que nous regardons tous pour y chercher la pluie ou le soleil, est devenu pour moi, un tableau rempli d'enseignement sur lequel je puise chaque jour, pour essayer de m'élever moi aussi vers cette lumière, car me dit-il, quand nous nous retrouverons un jour, il faudra que nous regardions cette lumière avec les mêmes « yeux ».
-Pourquoi Charles ?Ai-je demandé, toutes les âmes ne la voient pas pareille ?
- Non, m'a-t-il répondu, chacun la voit avec son degré de connaissance et d'élévation. Dans ce ciel, certains êtres cherchent « L' explication », d'autres se contentent d'attendre.'
- Mais pourquoi quelquefois, vous ne pouvez répondre à mes questions ?
- Parce que la vie est un très grand mystère, que chacun doit s'appliquer à découvrir. Nous avons le droit de dire certaines choses, mais il y en a d'autres qui doivent rester secrètes. C'est un peu comme pour les enfants, si nous leur servons la science, sans qu'ils ne fassent aucune recherche, ils n' ouvriront jamais leur esprit ! On vous a souvent entendu dire aux élèves : « Il y a deux façons d'apprendre, celle où, on se contente de répéter inlassablement une formule, par exemple, et celle de bien la comprendre avant de la retenir » , et bien ici,c'est pareil, pour avancer, il faut comprendre.
- Mais qui vous donne l'ordre de ne pas parler ?
- Le Père des âmes.
- Est-il Dieu, Charles ?
- Non, ma chérie, il n'est pas Dieu, mais un très, très grand sage.
- Mais de qui tient-il sa connaissance ?
- Certainement de lui-même, et il nous en fait part, car dans ce ciel, toujours pour ceux qui veulent apprendre, il existe un enseignement de très grande clarté.
- Et les enfants Charles, que deviennent ces enfants qui ont quitté la Terre ?
- Ces enfants, ma chérie, continuent à grandir, mais non, en grandeur physique, comme sur la Terre, c'est leur esprit qui s'étale vers ce grand infini. Eux aussi apprennent à aimer la lumière, à aimer ce grand Dieu qu'ils n'aperçoivent pas, mais ils sont toujours bien conduits par ce bon Père, qui les mène avec lui, dans de nombreux couloirs. Je sais que la peine de perdre un être cher, ne pourra jamais se mesurer, l'absence est parfois longue avant que la rencontre ne vienne, c'est pourquoi, nous voulons, nous autres, avancer.
- Dans cette sculpture que j'ai faite, un père à grande barbe est venu sous mes doigts, il tient à la main une canne, et semble bien âgé, est-ce lui le Père des âmes, dont vous me parlez ?
- Oui, ma chérie, c'est bien lui, c'est un grand berger, il aime la nature, les animaux les hommes et beaucoup, les enfants, mais il est quelquefois bien sévère, car il tient à bien leur enseigner, les routes de la sagesse qu'ils devront empruntées. Il veut qu'ils soient honnêtes, d'une grande franchise, apprendre à être patients et reconnaître leurs torts. L'amour du prochain est aussi enseigné et l'amour de soi-même, car c'est un grand respect pour ce grand esprit qui nous a tous créés. Vous voyez ma chérie, qu'il y a beaucoup à faire, notre belle Union n'est pas une utopie, nous devons tous ensemble nous mettre au travail pour aller vers la Paix qui nous est bien promise.
- Charles, vous savez ! J'ai remarqué une chose. Quand j'arpente les chemins de belles randonnées, tous les gens se saluent, échangent quelques paroles, parlent quelquefois de leurs difficultés, et quand j'arpente les rues de Montpellier, c'est comme si nous étions dans un monde de zombies. Personne ne se regarde, tout le monde avance et même si quelquefois on se bouscule un peu, des jurons sortent souvent au lieu de mots d'excuse. Pourquoi Charles, pourquoi, en sommes-nous arrivés à cela ?
- Oh ! Ma pauvre chérie, le chapitre serait long si nous devions parler. Que dire de cette indifférence qui s'installe dans vos villes ? Doit-on ouvrir vraiment nos coeurs bien blessés ?
C'est vrai que l'expansion de tous les territoires appellent la construction de très grandes cités, mais ne serait-il pas bien plus judicieux de bâtir des maisons tout près de la nature ? N'y-a-t-il pas encore, beau et grand mystère dans cette nature qui nous entoure ? Ne dit-on pas encore, lorsque l'homme la contrarie, qu'un jour viendra, où elle reprendra ses droits ? L'homme encore se bouche les oreilles, ne tient aucun compte des paroles qui sont dites, et pourtant, ces paroles, d'où viennent-elles, si ce n'est de grands sages qui voient notre avenir ?
- Vous m'avez dit un jour, que le temps, n'étant que pensée, vous ne vouliez pas trop vous avancer dans vos prédictions, mais ici, dans ce livre qui va nous faire connaître, Charles, ne pourriez-vous pas nous donner grands espoirs ?
- Avec permission de ce bon très grand Père, je vais vous écrire quelques petits quatrains. Je sais que la poésie n'est plus trop de votre siècle, mais les hommes devront faire aujourd'hui un effort, car moi, Charles Baudelaire, je n'écris qu'en vers, bien construits sur les pages des hommes.
Dans un bel avenir, quand tranche sera mangée
Et qu'il ne restera, que moitié tartinée,
Le français aura fait, poubelle de ses lettres
Qui font de son étude, grandes difficultés.
La planète pourra, alors se satisfaire
En lisant bien beaux textes et conseils donnés
Par des femmes-douceur, ayant banni l'enfer
Dans le coeur des hommes, trop valeureux guerriers.
Le crabe si puissant qui altère l'amour,
Aura perdu ses pinces et pattes de velours,
Mais un crabe plus sournois, dessiné sur vos murs,
Rougira votre peau en faisant graves pelures.
La Terre aura subi grandes et profondes blessures,
Les hommes assagis referont les chemins,
Et routes bien brisées, en ôtant leurs armures,
Celles qu'ils avaient portées, pour bien tuer l'humain.
Puis la Paix ouvrira son premier étendard :
Un oiseau de couleur éclaircira le bleu,
Ce ciel qui dès lors, racontera l'histoire
De la « Mort » dansant, au milieu des grands cieux.
Prédictions faîtes par Charles Baudelaire 02 07 2004
Depuis ma tendre enfance, dire la vérité, m'a toujours rapporté bien beaux châtiments. Physiques ou morales, j'ai dû toujours payer et payer durement.
Pour avoir dit : « Non, ce n'est pas vrai ! » à mon père, je garde encore une belle cicatrice au front, et pourtant je ne pouvais admettre qu'on raconte devant moi, des choses qui n'étaient pas.
Plus tard, à vingt-deux ans, j'ai voulu dire toute la vérité sur un accident scolaire qui mettait en défaut le maire du village. J'ai dû dans le bureau de l'inspecteur, refaire mon rapport afin de ne pas « remuer la boue » et quand je dis boue, lisez autre chose. J'ai dû être ce jour-là, soulignée à l'encre rouge, car durant toute ma carrière, j'ai dû me battre.
Lors de mon second divorce, alors que j'étais en classe, je me suis encore confiée honnêtement à mon inspectrice, résultat, j'ai eu un rapport, qui ne donnait de moi, qu'une mauvaise image.
Je n'ai jamais pu me résigner à « lécher les bottes » pour avoir de bonnes notes. Dire la vérité, était pour moi, la plus belle chose mais c'était compter sans le système dans lequel nous vivons.
Quand j'ai fait le tour de ma vie, je me suis aperçue, qu'ayant vécu certaines étapes décevantes, je m'étais bloquée lentement. J'étais arrivée à craindre la vérité. Oh ! Je n'ai pas cherché longtemps l'objet de ce blocage, j'ai bien compris d'où il venait ! Alors maintenant, que ce ciel me parle, je n'ai plus peur de cette vérité. Tant pis, si les gens doivent en rire, tant pis si personne ne me croit, moi, je veux rester libre de dire ce que je dois. J'ai pris grande confiance en ce monde qui m'appelle, si j'ose tout écrire c'est que mon âme est claire.
Au bout de mes années quand je m'envolerai, j'aurai accompli, ce que je devais. Si c'est bien moi, qui avait programmé tout cela, alors je retournerai ma conscience tranquille et là-haut ou en bas, car je ne sais pas trop, je pourrais retrouver la lumière promise. J'insiste encore ici, que je n'ai aucune religion, si ce n'est d'avoir dans mon coeur, un amour sincère, pour ces êtres du ciel qui parlent à l'unisson et avec qui je vole sans avoir deux ailes.
Voilà mes chers lecteurs, mes amis, mes enfants, j'espère que cette lumière que l'on doit partager, nous aidera à trouver bien vite la grande Paix. Nostradamus parlait d'une année 2026, je souhaite de tout coeur qu'elle arrive bien avant, que cette haine qui court sur ces sols de poussière, se transforme en racines de jardins verdoyants.
J'ai encore ajouté quelques pages à mon livre. Un éditeur parisien s'étant penché enfin sur mon histoire, m'a demandé d'être un peu plus explicite. Munie donc de ces feuillets supplémentaires, je me suis rendue à Paris pleine d'espoir. Il croyait à l'authenticité des faits, mais la présentation sous forme de lettres ne lui plaisait pas. Il fallait donc reprendre le livre, et bien entendu, payer un nègre. Sur la couverture, il refusait la reproduction de la toile qui pourtant m'avait été faîte par Charles Baudelaire et illustrait très bien le livre. Non ! Pas de cela non plus. Il fallait encore payer pour une autre couverture ! En fait, nous n'étions plus dans un livre porteur de messages, mais dans un livre porteur de bénéfices. J'ai quitté son bureau pleine de ressentiments. Mais à qui devait-on tous ces livres qui font commerce ? Quel était la part des écrivains ? Si c'est cela l'édition professionnelle, alors je me refuse à passer par eux. Je sais que je ne suis pas une experte en écriture, je sais que mon style sera à travailler, je sais qu'il me faudra corriger encore des fautes car quand on est plongé dans une histoire aussi fabuleuse que la mienne, les règles d'orthographe volent un peu au-dessus. Je veux rester seule maître à bord de mon aventure et relater les faits tels que je les vis. Je ne veux pas que les événements soient modifiés ou enrichis par un quelconque détail qui ferait plus recette que l'authenticité. C'est pourquoi, je garderai ce livre, jusqu'à ce que U.M.P.R.E soit un peu reconnue. Lorsque le monde acceptera ma fonction de messagère, lorsque j'aurai donné les preuves de ma bonne foi, je le sortirai par mes propres moyens sous un titre nouveau « En marche vers l'inconnu .»
Voilà mes chers amis, voilà toute mon histoire.
Je ne sais et saurai jamais bien qui je suis !
Je ne veux être sainte et surtout pas Jeanne d'Arc
Qui périt dans les flammes, sans être bien comprise.
Nous sommes tous sur Terre, pour fouler notre sol,
Le mien m'a amenée au devant de la scène,
Je ne veux surtout pas être prise pour une folle,
Car les mots que j'entends, sont bien mots de destin.
Si je dois comme ils disent, bien ouvrir cette Paix,
Je le ferai toujours avec grande volonté;
Les oeuvres que je présente dans toutes mes expos,
Sont les oeuvres de mes mains, guidées des mains d'en haut.
Elles ne sont que messages d'amour et de tendresse,
Ainsi qu'une grande voie ouverte vers la Paix,
Si vous êtes comme moi, les yeux vers ce grand ciel,
Alors rejoignez-moi dans ce mouvement guidé.
Je m'entoure de gens de toutes conditions,
Des hommes qui voudront être des plus intègres,
Car dans cette grande union où le ciel fait foi,
Nous devrons être unis pour gagner le combat.
Les enfants doivent être , le plus grand des soucis,
Car de leur avancée dépend notre avenir,
Cette Paix qu'ils veulent , grande Paix universelle,
Fera de notre Terre, le plus beau Paradis.
Union Mondiale Pour la Renaissance de l'enfant
Présidente : Georgy ROD
Petit message personnel
J'ai eu dans ma carrière d'enseignante, mille enfants,c'est dire le nombre de parents, frères et soeurs que j'ai connus.
Je tiens à dire aujourd'hui, que je n'ai pas changé, je vis toujours de la même manière, entourée d'amis, de mes enfants et petits enfants. J'ai gardé mon sourire et la bonne humeur que vous me connaissez, même si je prends bien conscience de ce qui m'arrive.
J'espère donc, qu'après lecture de ce livre, votre regard sur ma personne ne changera pas. Je continue à être très équilibrée et à gérer ma vie le mieux que je peux comme tout un chacun.
Bien amicalement à tous
Georgy
Publié le 11/02/2008 à 12:00 par umpre
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Mon cher Ami,
Les évènements sont tellement denses, que je ne me souviens plus si je vous ai parlé de ce fameux épisode de ma vie.
C'était en 1993, depuis quelques mois déjà, j'avais aménagé dans mon petit village. Aimant beaucoup les arbres, mes collègues m'avaient offert un cèdre du Lyban. Mis en bonne place, j'ai eu soudain envie d'avoir aussi un olivier. Dans notre région, cela ne manque pas. Et puis, l'olivier, c'est aussi le symbole de la paix.
En me promenant dans une oliveraie, j'ai donc fait le choix d'un arbre de quarante ans. Le vendeur m'a fourni l'adresse d'un transporteur et dix jours plus tard, mon jardin s'agrémentait d'un bel olivier.
Un mercredi après-midi, alors que le temps était des plus printaniers, je décidai de planter sous mon olivier des pensées et quelques autres fleurs décoratives.
Le soir, en allant prendre ma douche, je m'aperçus que je n'avais plus au doigt, ma bague. Une bague assez large que j'avais faîte faire huit ans plus tôt, avec l'or de petits bijoux dont j'avais hérités de ma mère. Sur le moment je fus très contrariée. Le lendemain, je me mis en quête de la retrouver. J'eus beau fouiller la terre de tous côtés, rien ne parut.
En 2003, un an à peu près après l'apparition de mes voix, une voix très très douce me demanda si je ne voulais pas faire une décoration dans mon jardin. Sachant que leurs idées sont toujours pour moi, des instants d'enchantement, j'acceptai. Je partis à Palavas Les Flots chercher des coquillages, allai commander du ciment et du sable.
- « Voilà ma chérie, tu vas faire un cercle autour de l'olivier et préparer une petite dalle étroite puis nous collerons dessus les coquillages .» Mon petit-fils étant avec moi et aimant bricoler, nous nous mîmes tous deux au travail dans la bonne humeur.
- « Avant que le ciment sèche, écrase ta main .» Je mis donc mon empreinte. Mon petit-fils me voyant faire, vint poser sa main près de la mienne.
- « Ecris maintenant la date : 6 Juin 2003 ». A l' aide d'un petit morceau de bois, je fis ce que cette voix très douce me demandait
- « Maintenant, ma chérie, tu vas prendre la gargoulette que ton fils t’a ramenée du Maroc et nous allons la sceller sous l' olivier. Prends une petite pioche, je vais t’indiquer l'endroit. » J'avançai donc à petits pas.
- « Stop! Ici ! Juste à tes pieds, fais un trou. »
Premier coup de pioche, ma bague sortit de Terre !!!
- Mais, ce n’est pas vrai, comment as-tu fait ? Dix ans qu'elle était enterrée ! Je dis : Merci, merci, merci, puis des larmes coulèrent sur mon visage. Mais que m'arrive-t-il ? Je rêve ! Puis la voix très douce continua :
- Devant la gargoulette, fais une petite dalle de ciment et prends ensuite un petit bâton.
Dans le ciment frais un grand « D » s’inscrivit, puis la voix me demanda d’inscrire l’initiale de mon prénom.
- Dieu ! Est-ce toi ?
- Oui ma chérie, je suis ton Père créateur.
Ma joie était si forte que je me mis à pleurer.
C'est vraiment Georgy au pays des merveilles ! Je ne comprends pas, c'est si magique !
Comment douter encore de ce Père que j’adore de plus en plus !
Un autre évènement aussi tout à fait inattendu se passa un jour.. J'étais allée avec mon amie chercher du bois. J'ai une cheminée et très souvent, nous passons des soirées au coin avec des amis. Plutôt ie que i. Alors que nous allions quitter le bois où nous nous trouvions, mon amie me dit : « Attends, attends, il y a une branche superbe. » Nous avons donc embarqué cette dernière branche.
Dans la semaine qui suivit, je sais que vous allez vous montrer très sceptique mais c'est bien Pablo Picasso, en tout cas, il s'est présenté comme tel, qui m'a parlé. « Nous allons faire ma chérie (pratiquement tout le monde m'appelle ma chérie) une sculpture. »
- Mais, je ne sais pas, je n'ai jamais sculpté !
- Cela ne sera pas difficile . Nous allons faire : « Les racines de la Paix . Allez chercher la branche que vous avez ramenée du bois. Vous savez, la dernière branche. Nous allons nous installer dans le jardin et vous allez vous munir d'un sécateur. »
Quand tout fut en place, il me demanda de bien observer la branche et de lui dire ce que j'y voyais. Pas grand chose au départ. Je dus tourner la branche de tous côtés et enfin une tête de chien m'apparut.
-Bien ! Me dit-il, nous pouvons commencer à travailler. Il m'indiqua les branches que je devais couper, celles qui devaient être raccourcies etc... Je suivais ses explications et tout en travaillant, il me parlait de sa vie sur Terre.
J'avoue que Picasso n'a jamais été ma tasse de thé, mais quand ceci vous arrive, vous avez envie d'en savoir plus long. Alors ma voisine m'a offert un très beau livre de lui et j'ai appris à mieux le connaître et surtout à mieux le comprendre, car il faut avouer que sa peinture n'est pas facile. Je suis aussi allée à Paris et à Barcelone visiter des musées. Et oui ! Comme je vous l'ai déjà dit, ils me cultivent.
Donc, pour cette sculpture, j'ai dû gratter la branche, la polir, puis la peindre. Quand le travail fut fini, il me demanda, comment je comptais faire tenir tout cela. Je donnai plusieurs solutions sans qu'une seule ne se montre satisfaisante.
« Bon, me dit-il, nous verrons plus tard. »
Deux jours après, alors que j'allais accompagner mon petit-fils à l'école, en faisant le tour du rond-point, j'aperçois sur le gazon qui bordait la route, un morceau de tronc d'arbre. Je n'ai pas capté tout de suite mais au deuxième tour de rond-point, car inconsciemment j'ai refait le tour, je me suis arrêtée et ai chargé le morceau de bois. Inutile de vous dire, que rien n'y manquait, il y avait même les racines accrochées. Et voilà, j'avais trouvé mon pied. Grâce à mon voisin et à sa gentillesse nous avons réuni la sculpture au pied.
- Pourquoi un chien Pablo ? Ai-je demandé .
- Ma chérie, le chien est toujours fidèle à son maître. Quand les
humains retrouveront la fidélité envers leur maître-Dieu, nous aurons des chances de retrouver la Paix.
Comme le chien errant qui marche sur le sentier,
En recherchant son maître qui l'a un jour quitté,
L'homme, dans sa démence à vouloir fructifier
Ne sait qu'apercevoir chaussures à son pied.
L'animal, est-il plus fidèle que l'homme?
Peut-il encore mourir par amour blessé ?
Si l'on juge ces chiens qui appellent à la mort,
On sait que leur chagrin va vers l'éternité.
Ces racines qui se meurent sous l'écorce de l'arbre
Pourront-elles reverdir au milieu de ces chiens,
Ces chiens qui pleurent les morts sur ces champs de bataille
Pour faire repousser l'olivier et le thym.
Je vous laisse Ami , savourer ce poème qu’ils m’ont encore écrit après avoir placé cette belle sculpture au seuil de ma porte, à côté de la colombe de Pablo Picasso.
Je vous souhaite le bonsoir et vous dis : à bientôt.
Publié le 10/02/2008 à 12:00 par umpre
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Mon cher ami,
Il est bien triste de n'avoir aucune nouvelle de vous, je me demande si je dois continuer à vous écrire et à mettre sur le banc mon courrier. C'est vrai que nous avons tous deux nos occupations et que quelquefois il est difficile de ne pas y faire face, mais je ne désespère pas de vous rencontrer. Vous savez dans la vie, beaucoup de chemins se croisent, alors pourquoi pas les nôtres?
Aujourd'hui, j'ai passé la journée à peindre. Comme je vous l'ai dit dans mon précédent courrier, je suis allée voir deux expositions de peinture. Je ne pourrai pas dire
Mais s' ils sont ici, ici sur cette Terre,
C'est que Dieu a permis à tous ses grands enfants,
De s'aimer, de s'aimer sans avoir pour autant
Gravé autour du cœur, une marque bien distincte.
Ce qui conte avant tout, c'est de bien respecter,
Ce sentiment profond que Dieu leur a donné,
Afin que de là-haut, ils reçoivent la lumière,
Que ces grands feux d'amour envoient dans leur clarté.
(extrait du recueil de poèmes: Au delà des nuages.)
Ayant pris connaissance aussi de tous ces enfants qui se droguent et se suicident à cause de l'intolérance du monde, j'ai donné une place dans ma pièce « Le château », au problème de l'homosexualité.
N'y-a-t-il pas plus grave Ami ?
Que pense la société de tous ces échangistes ? N'est-ce pas un mal bien plus grand ? Et pourtant, combien sont-ils dans ce monde à en faire partie ?
Le respect dans l'amour. Voilà ce que notre grand esprit demande. Tous les poètes l'ont chanté, il faut croire qu'ils étaient bien inspirés.
Donc aujourd'hui, pour moi, cela a été peinture, peinture. Ayant pris connaissance des locaux dans lesquels j'allais exposer, il me faut prévoir une quarantaine de toiles. Beaucoup de travail et beaucoup d'inspiration, mais j'ai des amis qui m'aident tout en papotant, c'est très agréable, je ne me sens jamais seule, et puis quelquefois, ils sont très amusants. J'ai avec eux, des connaissances sur ce qu'était leur vie, leurs habitudes. Ils me disent tout le temps : « Dans ce siècle, vous avez de la chance, vous avez des robots à la cuisine, des machines à laver, des aspirateurs et puis des sols faciles. Nous, notre vie était très dure ! On mangeait souvent avec les gants pour ne pas geler nos doigts. Nous n'avions pas non plus de médicaments, notre vie ne tenait qu'à un fil ! »
- Mais dans quel siècle avez-vous vécu Ami ?
- Mon Dieu ! Si je vous le disais, c'est tellement loin !
- Mais encore ?
- Peut-être au treizième ou au quatorzième siècle ?
- Mais comment connaissez-vous le fonctionnement de toutes choses ?( car ils savent )
- Nous progressons avec les humains. Nous sommes très près d'eux et nous observons, et quelquefois, sans qu'ils le sachent, nous opérons à leur place.
- Fantastique !
Et leur mémoire Ami, leur mémoire ! Je ne sais pas comment ils font.
Je vais vous raconter une petite anecdote.
Lorsque j'étais en relation avec Déa, je m'apprêtais à partir en vacances avec mes petits-enfants. Alors que je rangeais mes valises, elle me demande de prendre un kit de chasse à eau dans mes bagages.
- Mais où veux-tu que je récupère ça ?
Et sans hésiter, elle m'indique l'endroit de ce kit que j'avais acheté deux ans auparavant et dont je n'avais plus souvenir.
- Mais que veux-tu que je fasse avec ce kit ?
- Prends-le dans tes affaires.
Lors du séjour passé chez ma belle sœur, la chasse est tombée en panne. Quand j'ai sorti le kit, inutile de vous dire que tout le monde a été très étonné.
- Tu es voyante Georgy ?
- Non, non, j'ai des voix et Déa mon amie, m'a priée de le mettre dans mes bagages.
J'ai dû longuement expliquer ce grand bouleversement dans ma vie.
Les enfants sont des esprits neufs dépourvus de suspicion, ils m'ont crue d'emblée. C'est ce même jour d'ailleurs que je leur ai parlé de la sècheresse qui allait arriver un an plus tard. Eh oui !
Le temps dans l'univers n'existe pas ! Ils s'étaient trompés d'un an. Mais il y a certainement un homme à M. 6, un standardiste qui doit se souvenir de mon coup de téléphone. Je lui avais annoncé. Ah ! Mais j'ai dû passer pour une cinglée !
Oh ! Mais il est très tard, j'ai raté le commencement de mon film, tant pis, cela m'a fait plaisir de rester un moment avec vous et de continuer mon récit. Demain Dimanche, je n'écrirai pas, c'est le jour de ma randonnée. Quatre heures de marche dans la nature, cela dégage les poumons et dégourdit les jambes. Et vous Ami, vous marchez ?
A bientôt.
Publié le 08/02/2008 à 12:00 par umpre
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Mon Ami fidèle
Aujourd'hui, il fait un temps splendide, la mer est d'un bleu magnifique, je suis assise sur le sable afin de profiter du paysage mais je n'ai pas oublié mes crayons et mon cahier. Oui, je vais écrire ma lettre et la retaperai ce soir sur mon ordinateur.
Si j'ai choisi cet endroit, c'est pour mieux vous parler de l'Oeil de Déa. C'est comme cela que j'ai dû nommer cette petite créature admirée dans la mer.
Après avoir repris mon tableau sur le repas, vous vous souvenez ? Mes voix m'ont demandé d'en faire autant avec la seconde toile, cette toile effrayante couverte de monstres !
J'ai commencé à gratter toute la surface comme pour la précédente avec des tonnes de sopalin, non, j'exagère, mais il m'a bien fallu trois rouleaux entiers pour en venir à bout.J'ai essuyé la toile. La peinture n'étant pas tout à fait sèche, je vous laisse à penser comment mes vêtements et le sol de la maison ont été transformés en porcherie. J'en ai mis partout ! Mais quel bonheur j'ai encore vécu là ! Aussi grand que pour ma fleur.
Sous ces monstres distordus, est apparue la plus belle petite chose que mes yeux pouvaient inventer : comme la coupole transparente d'une méduse au milieu d'un océan, taché par ci, par là de petites îles. Une merveille !
« Tu l'appelleras l'Oeil de Déa, » me dit une voix. Emballe-là aussi ma chérie et range-là avec l'autre. Je me suis exécutée.
Vous voyez Ami, bien que toutes ces choses semblent irréelles, je me refuse à penser : « Miracles »
Les miracles n'existent pas dans le ciel m'ont-ils dit. Mais alors, ai-je demandé, tout ce qui se raconte depuis des millénaires, c'est quoi ?
« L'interprétation des hommes, le besoin de toujours en rajouter.
Les choses sont simples. Tout ce que l'esprit est capable de faire, nous le faisons, mais nous ne pouvons bâtir des montagnes. Déplacer des objets, donner de l'énergie à l'homme, passer dans son propre cerveau des impulsions, transformer sa pensée pour qu'elle soit meilleure, ça, nous pouvons le faire, mais creuser des océans, bouleverser la planète, seul l'homme peut le faire et il ne s'en prive pas . C'est pourquoi nos messages, sont des messages d'alerte, l'homme va trop loin dans ses progrès, il faut qu'il apprenne à se contenter du minimum. »
- Et quel est ce minimum ?
« Le respect de la vie et de toutes choses vivant sur cette Terre.
Vous dépensez des milliards à chercher la vie dans des planètes éteintes, ne voyez-vous pas que la vôtre est en agonie !
Sauvez votre Terre, c'est sauver la vie. Sauver l'Au-delà, vous sauvez vous-même. Personne ne pourra le faire pour vous. Aucun miracle ne s'accomplira si ce n'est notre aide au retour d’une plus grande responsabilité. Dieu, qui existe bien, nous a offert à tous un beau patrimoine, qu'en faisons-nous ? »
Je pense Ami, que vous avez noté le style impersonnel de ma lettre, ce n'est bien sûr pas moi, qui peut vous dire tout cela. Quelquefois, les mots me sont dictés par ces voix qui suivent et observent tous mes écrits .
Mais, il commence à faire un petit peu frais sur ce sable, je
vais devoir ranger mes affaires et rejoindre mon domicile.
Encore une belle soirée en perspective devant mon ordinateur, ma petite chatte Shalimar à mes côtés.
Je me suis toujours demandée, si les animaux sentaient la présence des esprits, je la vois tellement absorbée quelquefois à regarder dans le vide que je me pose la question. Ils ont certainement les sens plus affinés que nous. Regardez les chiens qui aboient à la mort avant que celle-ci n'arrive, ou ces animaux qui fuient quand un feu se déclare à des kilomètres à la ronde ! Tiens ! Cela nous servirait bien à nous, on éviterait ces nombreux feux de forêts qui détruisent notre vie !
En sont-ils conscients tous ces pyromanes ? J'aimerais bien que l'un d'eux tombe sur mon livre, je crois qu'il commencerait à comprendre que là-haut, il devra faire face à ces actes négatifs.
Je vais vous quitter sur ce sujet brûlant qui demande réflexion. Croyez-vous sincèrement Ami, que j'arriverai à bouger les choses ?......... Je reste optimiste.
Bonsoir.
Publié le 07/02/2008 à 12:00 par umpre
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Bonjour Ami,
Quel dommage! Pour une fois que nous aurions pu parler de vive voix, je vous ai vu vous éloigner en compagnie de vos enfants, je ne pouvais troubler un si grand bonheur ! Je sais que vous ne les voyez pas souvent, qu'ils habitent loin de Montpellier,
alors je ne vous ai fait aucun signe, j'ai posé l 'enveloppe sur le banc, j'espère que vous êtes repassé par là et que vous l 'avez récupérée
Après cette journée de contrariété, j'ai repris ma seconde toile, bien décidée cette fois à n'écouter personne et à aller au bout de mon inspiration. Mais, d'où vient cette inspiration That's the question ?
Du bleu, bleu, bleu ! Il me fallait beaucoup de bleu pour peindre cette petite merveille au milieu de cette eau.
- Bonjour Georgy. Alors, qu'allez-vous peindre aujourd'hui ?
- Soyez gentils mes amis, je n'ai pas encore envie de gâcher ma toile, cela coûte cher, vous le savez !
Non, non, ma chérie, mais choisissez bien vos bleus et mettez aussi un peu de blanc pour travailler les nuances.
Je me mis donc doucement à peindre à l'aide d'un couteau moyen. Alors que je m'appliquais et pensais aller vers ce que j'avais décidé, ma peinture prit l'aspect d'une mer déchainée où se dessinaient des espèces de monstres comme ceux qui alimentent nos films d'épouvante.
« Mais que se passait-il encore ? D'où venaient toutes ces horreurs ? » Comment étais-je arrivée à faire pareille chose ? »
Des larmes coulèrent sur mes joues. Je me sentais impuissante devant ces phénomènes. N'arriverai-je jamais à peindre seule, sans ces aides qui tourmentaient mes tableaux ?
- Ne pleurez pas ma chérie, nous sommes désolés, nous arrangerons cela un autre jour. J'ôtai la toile de mon chevalet et la posai dans un coin.
Le lendemain, ma voisine, mes enfants et une amie venus chez moi pour me rendre visite, prirent connaissance de ces deux toiles et du récit que je leur en fis.
Quatre jours se passèrent sans que je ne touche un seul pinceau ni un seul couteau. Tous les matins, une voix me disait : « Georgy, regardez si la peinture est sèche !» Je promenais mon doigt un peu partout pour juger du séchage, et quand je leur répondais par la négative, ils me disaient : « On va attendre un peu ». Puis le jour vint, où ils me demandèrent de reprendre la première toile et de la placer sur le chevalet.
-Ma chérie, nous avons besoin de votre totale confiance. Nous la donnez-vous ?
Que pouvais-je faire d'autre ? Je savais bien que mes surprises n'étaient pas encore terminées.
- Oui ! Répondis-je, vous avez toute ma confiance.
-Bien ! Alors munissez-vous de sopalin, d'une bouteille d'essence térébenthine et suivez nos instructions.
Je dus d'abord gratter certaines parties à l'aide d'un couteau, puis le sopalin imprégné d'essence, je me mis à essuyer toute la toile vigoureusement.
Ah ! Pour une surprise, ce fut une surprise ! Mais où étais-je tombée ? Le clan des magiciens, des sorciers ? Parce que là, mon Ami, il fallait le faire ! Je vous sens impatient. Mais qu'est devenu ce tableau, devez-vous, vous demander ?
« Un tableau message pour l'humanité » voilà en quoi ma table et mon beau chandelier se sont transformés. Ah ! Il faut voir ça !
D'abord ma table, n'est plus une table, c'est une mappemonde.
Mon ex-mari ? Le pape, représentant je pense la religion dans toutes ses formes.
Les bandes rouges ? Des éclaboussures de sang. Je vous laisse deviner le message ! Mes garçons ? Des hommes semblant demander pardon et des enfants éclaboussés de sang sur tout notre monde. Tout ceci côté gauche.
Côté droit, une éclaircie, du jaune, et un visage magnifique de femme dans le flou. Un espèce de petit diable qui ouvre ses ailes et semble prendre son envol, et puis une femme sur un piédestal qui domine l'océan.
En bas, ce qui était le pan de la nappe, une série de messages pour l'homme, pour que le monde aille mieux et ne se détruise pas.
Je suis restée des heures à déchiffrer ce tableau, puis on m'a demandé de l'emballer. J'ai alors appelé mon amie, la seule qui me suit et croit tout ce que je vis. Après lui avoir donné mes déductions, nous avons comme il m'était demandé, emballé dans du papier ce tableau. Je ne sais pas quel en sera son devenir, s'il doit en avoir un. Nous le saurons un jour.
Voilà Ami, croirez-vous tout ce que je vous raconte ? Je ne sais pas. Je sens un intérêt tout de même qui se dessine. Vous aussi, vous aimeriez vous pencher sur cette oeuvre afin d'en étudier tous les messages ! Vous savez, ils sont très pertinents, il n'y a qu'en fermant tous les édifices religieux, détruire toutes les armes, protéger les forêts, reprendre les bateaux à voile et rejeter le nucléaire comme ils l'ont peint qu'on arrivera à sauver notre humanité, sinon, nos pôles fondront et l'homme se noiera, c'est aussi dans les derniers plis de cette nappe.
Qu'en ferons-nous de leurs messages ? Pourquoi tiennent-ils tant à nous mettre en garde ? Je connais la réponse et vais vous la donner. Vous verrez, c'est très facile à comprendre.
Ce monde de l'Au-delà n'existe que si nous existons. Lorsque Dieu a mis au monde sa première création, il l'a doublée d'un esprit. Cette création comme on a pu le voir avec les progrès de la science, s'est divisée, comme le font nos cellules humaines. Cette création a donc donné petit à petit un nombre grandissant d'autres créatures qui ont toujours été doublées par des esprits car eux aussi, se divisaient au rythme des cellules. Quand une des créatures meurt, son esprit s'échappe du corps et s'envole vers l'Au-delà afin de l'habiter. Au fil du temps, donc des milliards d'années, en même temps que la terre se peuplait, l'Au-delà s'emplissait d'esprits.
Ces esprits, après un temps passé dans l'Au-delà réintègrent la Terre dans d'autres corps, c'est ce que l'on appelle la réincarnation. Et ainsi va le monde.
Donc, si vous avez bien compris, en anéantissant l'humanité, nous anéantissons du même coup l'Au-delà, et croyez-moi, je vis assez de choses avec eux pour en être convaincue. C'est pour cela, les progrès de l'homme aidant, ce monde d'esprits arrive à toucher beaucoup d'entre-nous par différentes manières. Il y a assez de témoignages maintenant pour ne plus douter de leurs existences.
Mais iI se fait tard, j'aurais aimé vous raconter ce qu'ils sont arrivés à me faire passer dans une bande magnétique, mais je dois aller me reposer. Je remets donc à plus tard ce récit.
Je vous envoie toute mon amitié.
Bonjour mon cher Ami,
J'ai su par votre amie que mon courrier vous avait été transmis, j'en suis très heureuse, car mes connaissances en ce monde se peaufinent et je ne voudrais pas ne pas vous en faire profiter.
Je vous disais donc dans ma dernière lettre, que ce monde était arrivé à me contacter par bande magnétique. Quand je pense à toutes ces personnes qui ont passé des nuits entières à côté de leur magnétophone à attendre une quelconque réponse, je peux dire que j'ai été gâtée par ce ciel.
Comme je l'ai dit plus haut, ma mission est dès lors de passer leurs messages à travers des chansons, des poèmes, des pièces de théâtre. Je dois donc pour ce faire, étudier beaucoup de textes et travailler ma voix. J'ai une chaîne hi-fi, un micro et un piano, ce qui me permet de faire de petits enregistrements. Je ne travaille jamais seule, il y a toujours avec moi, une voix qui m'accompagne.
Ce jour là, alors que j'étais en train d'enregistrer la musique de mon spectacle qui devait avoir lieu à Palavas, Déa, ma voix, me dit : « Puisqu'il te manque le C.D. de Garou, laisse tourner cinq minutes ta cassette, tu enregistreras du silence et après quand nous aurons le disque, nous pourrons remettre la musique en place ». Je fis donc ce qu'elle me demandait et continuai mes enregistrements. La cassette étant complète, elle me suggéra de préparer un café. Non ! Non ! Ami, n'ouvrez pas d'aussi grands yeux ! Déa ne s'est pas transformée en fantôme pour venir boire une tasse de café ! Non, mais sachez tout simplement, que lorsque je bois du café, elle en a tout le goût. Bien, je vous sens rassuré !
Donc, je me suis dirigée vers le coin cuisine. «Rembobine la cassette me dit-elle et en buvant le café, nous écouterons l' enregistrement. »
J'adore Déa, si je pouvais avoir une amie comme cela sur Terre, je serais aux anges ! Mais c'est impossible. Ces êtres sont la gentillesse même, l'honnêteté, ils sont dépourvus de jalousie de méchanceté, ils ne sont là que pour vous faire plaisir, vous donner du bonheur. Ah ! Je continue toujours à me demander : Pourquoi moi ? Et toujours pas de réponse.
J'ai donc pris une tasse blanche et servi le café. La cassette rembobinée, j'ai appuyé sur play et suis retournée à la cuisine. Tout à coup arrivent à mes oreilles, des bruits suspects.
« Zut ! La bande s'est froissée ! » Dis-je , mais plus j'écoutais, plus les bruits me paraissaient bizarres.
« Avance-toi ma chérie, va t'asseoir sur le tapis et écoute. » Très intriguée, j'allai m'asseoir près de la chaîne. Les bruits alors devinrent plus distincts, c'était à la fois angoissant et magnifique. Il y avait des sons très métalliques au milieu d'un bruit de vent violent, comme aussi des coups de fouet, mais toujours métalliques et au milieu de tous ces sons une voix très caverneuse, comme un cri qui appelait et tout de suite, un autre cri, comme le cri d'un bébé quand il vient de naître. Bref, en toute honnêteté je ne sais comment qualifier ça. Je suis restée là, médusée, et retenant mon souffle, j'ai demandé: qu'est-ce que c'est ? Et Déa m'a répondu : « Tu viens d'entendre ma chérie, la création du monde. » QUOI ? Imaginez une chose pareille !!!!! Qu'auriez-vous fait à ma place ? Je me suis jetée sur mon téléphone et j'ai appelé mon amie, je voulais qu'elle vienne entendre. Au téléphone, encore très bouleversée, je lui dis: « Pourvu que cela ne s'efface pas ! »
Revenue auprès de la chaîne, je rembobine afin d'écouter à nouveau. Plus RIEN. Tout s'était effacé. Frustrée, je criais dans ma pièce :
-"Pourquoi ? Pourquoi Déa, j'aurais eu une preuve !
-Non, ma chérie, c'était juste pour toi.
J'ai accepté, mais je restai tout de même déçue de ne pouvoir faire entendre cet enregistrement. Oh ! Ami, non, n'allez pas croire que j'ai tout inventé, je ne jure pas, car ce ciel me le défend, mais je vous assure que c'est la stricte vérité.
« Tu auras beaucoup d'autres preuves à donner à cette humanité, mais çà, c'était ton cadeau ma chérie. »
Voilà Ami, je ne pourrai pas en dire plus sur cet épisode qui fut le deuxième très marquant de tout ce que je vis. Mais les surprises ne sont pas terminées, je vous raconterai la prochaine fois l'histoire de l'oeil de Déa.
En attendant de vous retrouver toujours avec grand plaisir, je vous souhaite une bonne soirée.
(Aujourd'hui Jeudi 7 Février, je voudrai tellement scanner cette toile et vous la montrer, mais me dit-on, le temps viendra, alors j'attendrai le signal.)
Publié le 06/02/2008 à 12:00 par umpre
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Bonjour ami,
Tiens, vous portez le chapeau ! Cela vous va à ravir. Il est vrai que le soleil commence à chauffer. Après un hiver rigoureux, j'espère que l'été ne va pas être aussi caniculaire que l'an passé !
Vous savez ami, lorsque j'ai eu ces premières voix, ils m'avaient annoncé cette grosse chaleur de l'été 2003. Ils m'avaient dit que je devais acheter beaucoup d'eau, que l'eau des piscines allait tourner, qu'il nous faudrait nous restreindre. Oh ! Comme j'avais été affolée ce jour là ! J'avais averti tout mon entourage. Mais, ils se sont trompés d'un an. Au fait quand ils me l'ont annoncé, nous étions en 2002, un an trop tôt, alors vous comprenez bien, qu'il faut me montrer très prudente quant à leurs prédictions, car des prédictions, ils m'en font, et plus que je ne voudrais !
Mais, là encore, il m'a fallu apprendre à discerner les bonnes voix des mauvaises. Si vous les écoutez avec trop d'intérêt, cela se passe comme sur la terre, ils vont vous en rajouter à qui mieux mieux. Au début, je me suis laissée prendre. Leurs prédictions étaient catastrophiques, toujours de mauvais évènements qui faisaient froid dans le dos. C'est comme s'ils se régalaient à m'affoler. Alors, un jour, je me suis mise à réfléchir, j'ai relu les prédictions de Nostradamus et là aussi, je n'ai vu que du noir.
Non, me suis-je dit, je ne tomberai pas dans ce cercle infernal, je veux rester positive et optimiste. Je veux voir la vie à travers la lumière et non à travers la nuit, le néant. J'ai donc rejeté ces voix de mauvais augure et me suis tournée vers un Au-delà bien plus clair. Dès lors, je vis des instants délicieux avec Amour, Charles, Théo, Colette, Claude etc... etc.. Tous des poètes, écrivains, peintres, musiciens et nous faisons un travail d'équipe du TONNERRE !!!
Mais comment Madame ! Comment puis-je croire une chose pareille ?
Ah, mon bon Monsieur ! Si vous ne croyez plus aux contes de fée, c'est fini, vous allez perdre votre jeunesse ! Et la jeunesse de coeur, c'est très important dans l'Au-delà. Figurez-vous, (je répète toujours bien entendu), figurez-vous que nous arrivons dans l'Au-delà avec notre âge d'esprit. Comprenez-vous ? Si vous perdez toute votre naïveté, toute votre fraîcheur d'esprit, toute votre jeunesse, vous allez arriver en pépère grincheux. Si au contraire, vous gardez en vous, la fougue, la joie et tout ce qui fait le bonheur, alors là Monsieur ! C'est la fête assurée.
J'ai à côté de moi, quand je dis à côté, je pourrais dire en moi, un être invisible, mais pourtant ô combien présent. Quand j'ai fait sa connaissance, il m'a raconté ses chagrins « terriens ». Il avait vécu une vie désordonnée, une vie vide de sens, à cause d'un père mort trop jeune et d'une mère amoureuse d'un autre. Il avait en lui une grande souffrance et, chose étrange, cette souffrance ressemblait à la mienne. Nous nous sommes beaucoup épanchés l'un vers l'autre et de cette confession est né un grand amour. Oui, je sais : vous allez penser qu'on ne peut aimer un être immatériel ! Et bien oui monsieur ! On le peut. L'amour est un sentiment tellement fort qu'il n'a pas besoin de visage. Je l'aime autant que j'aimerai un homme très proche de moi. Avec lui, tout est possible, notre osmose est si grande que nous ne faisons plus qu'un.
Jamais sur cette terre, j'aurais pu envisager un amour aussi grand, aussi complet. Alors ceux qui ont perdu des êtres chers, il faut qu'ils sachent maintenant, que s'ils veulent continuer leur amour à travers le voile, ils le peuvent. Il faut bien le vouloir. On m'assure que quiconque peut toucher ce ciel, avec beaucoup d'amour. Je sais que la chose peut paraître à certains complètement utopique et pourtant, j'y suis arrivée.
Bonne après-midi Monsieur, et surtout, attention au soleil !
Gardez bien votre chapeau sur la tête, car la tête, c'est la seule chose que nous gardons bien sur les épaules. Moi aussi, je porte des chapeaux car ma tête est devenue un bien très précieux, il s'y passe tellement de belles choses, que je ne voudrais pour rien au monde la détériorer.
Bonjour Ami,
Le ciel est un peu voilé aujourd'hui, mais je vous avais promis un courrier. Je suis donc descendue en ville et me suis rendue au parc où vous vous reposez. Mais, suis-je arrivée trop tard, ou un peu trop tôt ? Je ne sais. Vous n'y étiez pas. J'ai donc remis l'enveloppe à une amie qui vous accompagne de temps en temps, je pense qu'elle n'omettra pas de vous la remettre.
Après quelques jours passés à remettre de l'ordre dans la maison, je suis allée acheter deux toiles. Pourquoi deux me direz-vous ? J'avais envie de peindre cette petite créature des mers que j'ai un instant tenue dans ma main à Djerba et de mémoriser une soirée passée autour d'une table en compagnie de mes enfants.
Munie donc de mes deux toiles, j'ai attendu que le soir tombe. J'aime bien peindre à la nuit tombée, d'abord cela occupe mes soirées et d'autre part, mes peintures n'ont besoin ni d'ombre, ni grande lumière, je peins à ma façon. Je n'ai pas suivi de grandes écoles ni fait de stages, je peins avec mon coeur et avec mes émotions et tous deux ne peuvent s'enfermer dans des règles bien strictes. D'ailleurs, je n'ai jamais aimé faire comme les autres, c'est dans ma nature.
Je me souviens qu'un jour à l'école, nous avions fêté le second centenaire de la révolution. Toutes mes collègues avaient préparé des danses folkloriques, moi, je n'ai pas pu. J'ai créé avec mes élèves pour ce jour-là, une chorégraphie sur le Triller de Michael Jackson. Inutile de vous dire que ce n'était pas du tout dans le ton, mais les parents et les élèves ont été ravis, c'est ce qui compta le plus pour moi.
Mais revenons à cette belle passion qu'est la peinture. Une passion qui vous permet de vous évader bien plus loin que vous même, de créer des horizons nouveaux, de matérialiser des émotions, car il faut en avoir pour peindre. La peinture commerciale que l'on voit un peu partout, ce n'est pas ce qui m'attire, les paysages non plus, la nature est tellement en elle-même une belle palette que je ne me sens pas de la dénaturer.
Et puis, depuis que mes « amis » me découvrent leur ciel, c'est cela que j'ai envie de mettre sous les yeux des visiteurs. Le ciel, l'univers, sa montagne de clarté, ses horizons ondés, cela me semble si beau ! A les entendre en parler, je me dois d'en faire profiter tous ceux qui voudront bien se déplacer pour mes expositions.
Mais voilà, l'autre soir, ils ont rajouté un autre sujet à cette panoplie. Lisez plutôt.
Devant ma toile posée sur le chevalet, j'ai commencé à tracer au fusain les premières lignes de ce fameux repas. Au milieu de la table, j'ai placé le très beau chandelier à cinq bougies qui avait éclairé notre soirée. Puis alors que j'allais y mettre autour, mes enfants et mes petits-enfants, une voix se fit entendre :
« Georgy ! Nous laisseriez-vous décider de l'attitude des personnages et de leurs couleurs ? »
-Si vous le désirez, leur répondis-je.
C'est ainsi que sur le plan arrière de la table, de part et d'autre du candélabre, prirent place mon ex-mari à gauche et moi-même, à droite. De chaque côté, mes enfants et mes petits enfants. Je devais mettre en place les assiettes, verres et couverts mais ils me demandèrent d'attendre.
La soirée étant bien avancée, je décidai d'aller me coucher. Les voix s'évaporèrent aussitôt.
Le lendemain, après le petit-déjeuner, je me remis au travail. Les voix revinrent Elles m'expliquèrent qu'elles étaient là pour m'orienter sur un message pour l'humanité. Je ne pouvais imaginer à cet instant ce que serait ce message. Le dessin bien en place, je commençai à peindre avec les couleurs choisies . Ce travail dura quelques jours. On ne peint pas à longueur de journée, cela demande une certaine concentration et patience. Quand le tableau fut presque achevé, une voix me pria de m'éloigner afin de bien apprécier le résultat. En reculant, je crus voir dans la dernière flamme une sorte de visage féminin. Je leur en fis part. « Oui, me disent-ils, Dieu peut-être aussi bien féminin que masculin, Vous allez donc vous munir d'un petit pinceau et avec de la peinture rouge représentant l'amour, vous allez nous laisser faire. Ma main alors relia cette dernière flamme à tous les personnages de droite. Quelle horreur ! Le tableau sur lequel je m'étais tant appliquée, prit l'allure d'un champ de foire.
Vous avez tout gâché, mes amis ! dis-je .Une si belle toile !
Nous sommes désolés Georgy, désolés ! Mettez-là de côté, nous la retravaillerons plus tard.
Je posai, très contrariée ma toile et vaquai à d'autres occupations. Mais toute la journée fut gâchée car je me posais beaucoup de questions sur ce qui venait de se passer.
.
Voyez-vous Ami, ce ciel est surprenant, j'ai l'impression qu'il n'est que le miroir de notre monde. Il est composé comme notre humanité, de gens biens et de personnes malfaisantes, alors, je ne sais pas toujours déceler le bien du mal, c'est si difficile quand on ne voit pas. Et pourtant, je dois arriver à faire la différence, je dois prendre mes repères, faire aussi mes tests, comme eux ont su faire les leurs pour savoir si j'étais bien la personne qui leur convenait . Si vous saviez à quel point ils ont testé mon honnêteté, ma patience, ma ténacité, ma confiance en moi, mon équilibre ! Cela serait vraiment trop long à tout rapporter ici. Mais je peux vous dire une chose, on ne devient pas un bon médium lorsque son esprit n'est pas libéré et capable de discernement.
Bien, il se fait tard, je vais devoir vous laisser, je ne veux pas non plus envahir tous vos instants avec mon histoire, mais j'espère qu'elle trouve en vous un petit intérêt.
A bientôt.
Publié le 06/02/2008 à 12:00 par umpre
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Cher ami
Je sais que vous venez chaque Jeudi dans ce parc en attendant vos petits -enfants. Je sais aussi, que vous vous asseyez toujours sur ce banc près du platane afin de surveiller la sortie de l'école ! Alors, puisque mon histoire semble vous intéresser, je poserai mon courrier dans une enveloppe à votre intention et si un jour, vous voulez que nous en discutions, ce sera avec plaisir.
Donc, impatiente et heureuse, j'ai repris l'avion pour voler vers les miens. J'avais hâte de retrouver ma maison ! C'est drôle, on aime tous, les voyages, visiter d'autres pays, mais on aime bien aussi revenir chez soi.
Comme pour le départ, mon fils est venu me rechercher à Marseille. J'avais acheté trois petits chameaux en peluche pour mes petits enfants; mais, ils ne connaîtront jamais leurs destinataires. Pressée de quitter l'avion, je les ai oubliés dans le coffre. Bah ! Ils ont du certainement réintégrer la Tunisie !
Qui sait ?
J'ai retrouvé mon fils avec grand plaisir. Après quelques courses dans un super marché, nous avons repris la route de Montpellier. J'étais une vraie pie, je n'ai pas arrêté de jacasser durant tout le trajet. Si vous saviez comme cela fait du bien de parler à voix haute avec quelqu'un qui est physiquement là !
Eh, oui ! Depuis mes rencontres que je qualifierais de subtiles, je parle beaucoup par transmission de pensée. Cela a quelquefois des inconvénients mais croyez-moi, il y a beaucoup d'avantages.
Tout d'abord, même après des heures et des heures de bavardage, on ne ressent aucune fatigue. Si j'ai un renseignement à demander, cela ne coûte rien, je me trouve en ligne très très vite. Le gros inconvénient, c'est que je ne peux rire de leurs bêtises quand je suis en compagnie, là, on me prendrait pour une folle. Donc j'ai dû apprendre à rire sans le manifester.
Ah ! Vous croyiez qu'ils ne savent pas rire ? Mais mon cher Monsieur, leur monde est pareil au nôtre ! Il y a des marrants, des très sérieux, des intelligents, des abrutis, et pour ces derniers, je peux dire qu'ils le sont totalement. Croyez-vous ? Ils parlent, ils voient, ils entendent, et encore ils continuent à ne pas croire en Dieu, à cette vie derrière le voile.
Et savez-vous pourquoi ? Et bien, ils n'ont encore pas compris qu'ils n'étaient plus sur cette bonne terre. Alors, ils continuent à vouloir construire richesses, comme si la richesse pouvait leur apporter le bonheur !
Oui, il faut que je vous enseigne la spécialité de cet Au-delà. Bien entendu, voyez là des faits qui me sont rapportés, en aucune façon je donnerais autant de renseignements si je ne les avais pas eus moi-même. Ah mais non ! Vous n'êtes pas obligé de me croire ! Je vous l'ai déjà dit ! Moi, je répète, vous, vous en faîtes ce que bon vous semble ! Bien. Alors de quoi est-on capable dans cet Au-delà ? Et, bien ! De créer.
Prenons un exemple.
Dans votre vie de terre, vous avez toujours eu envie d'une maison de rêve, mais vos finances ne vous permettant pas de vous la payer, vous êtes parti dans cet Au-delà, toujours avec une sorte d'insatisfaction. Et voilà qu'ici, seulement le fait d'y penser, vous voyez votre rêve se réaliser. Maison, piscine, dépendances, chevaux etc...etc...
Mais que m'arrive-t-il ? Dites-vous .
Vous vous demandez si vous n'êtes pas devenu magicien. Et là, c'est l'engrenage, vous n'arrêtez plus de créer, créer. A quoi cela vous sert-il ? Vous n'en savez encore rien. Seulement, que cela vous satisfait, cela vous donne des émotions que vous croyez bonheurs. Mais au bout d'un moment, vous êtes blasé, votre esprit se montre saturé, car au fur et à mesure que vos pensées avancent, les premières s'effacent. C'est comme si vous couriez vers un monde qui n'existe pas. Et oui ami, ce n'est qu'un monde d'illusions ! Alors que faire ? Que faire ? Et là, en haut de vous, une voix semble vous dire : « Ami de la Terre, regarde plus haut, toutes ces choses matérielles n'ont plus de sens ici, ouvre ton esprit et regarde la lumière, c'est là que les choses ont du prix. »
Oh ! Je sens comme une odeur de brûler. Mon Dieu, mon gratin ! Oh! Esprit de grande lumière, cela me sera difficile de me passer de cette apostrophe, on en use tellement sur cette Terre ! Pardon, Amour, pardon. Je sais que tu veux qu'on t'appelle Amour, je le dirai aux humains. Mais... comprendront-ils tout ce que ce mot signifie pour toi ? Amour, Amour, bonsoir ! Tiens, je t'invite ce soir, c'est Charles, mon esprit de coeur qui a préparé le festin.
Publié le 05/02/2008 à 12:00 par umpre
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Ma chère amie
Troisième journée à Djerba, je suis de plus en plus ravie de mon séjour. Tout se passe à merveille surtout que depuis ce matin, j'ai pu entrer en contact avec mes enfants. Ils ont été un peu inquiets à cause de mon silence, mais je n'ai osé rien dire. J'ai fait au cours des repas quelques connaissances, des gens du Nord de la France qui venaient faire un séjour. Ah ! Ces retraités, ils en ont de la chance ! Cette après-midi, je me suis inscrite pour aller visiter le souk. J'espère que je vais y trouver un beau chapeau car le soleil frappe fort et je dois faire une promenade à cheval. Après une chute mémorable que j'avais subie lors de mon second mariage, je m'étais bien promise de ne plus y remonter, mais je crois qu'il faut apprendre à surmonter ses craintes, sans quoi, on ne peut avancer dans la vie.
Mes séances de thalassothérapie se suivent mais ne se ressemblent pas. Tous les jours, mes amis m'apprennent à me rapprocher d'eux. Je pense que vous savez maintenant de qui je veux parler.
Ce morceau de kapok ! Vous vous souvenez ? J'en connais maintenant l'énigme. Alors que je m'apprêtais à rejoindre mon lit pour passer une bonne nuit, Déa me demanda de prendre dans les mains la petite touffe de kapok. « Je te sens énervée en ce moment ma chérie, alors je vais te montrer quelque chose. Allonge-toi et fais comme ton petit-fils. Bien sûr, je ne te demande pas d'aller jusqu'à sucer ton pouce, tu n'as plus l'âge, n'est-ce pas mamie ? »Je pris donc le kapok et me mis à le carder. Très vite, je sentis venir en moi, une grande détente et une envie de dormir. « Comprends-tu maintenant comme il est important de laisser faire ton petit-fils, lui, qui a tant de difficultés à rester tranquille en classe ! C'est peut-être une manie, mais pour lui, c'est comme un somnifère.
Bonne nuit ma chérie.» Avant de fermer les yeux, je promis qu'à mon retour, je montrerai plus d' indulgence à l’égard de mon petit-fils.
Bonne nuit aussi à toi amie, et à bientôt.
Bonjour amie,
Je suis à la veille de mon départ. Ce séjour a été pour moi très agréable et plein d'enseignements. Je retourne chez moi la tête emplie de paysages et de souvenirs qui ne s'effaceront jamais. Il me tarde de retrouver les miens et de leur faire part de toutes mes découvertes, mais j'omettrai volontairement de parler de mes amis. Pour eux, c'est loin d'être un conte de fée, ils se font beaucoup de soucis pour moi. Je n'ai peut-être pas eu les mots justes pour leur expliquer ce qui m'arrivait. Je crois que la façon un peu légère avec laquelle j'ai rapporté certains évènements a été pour eux source de tracas, de peur et de doute. Personne ne peut comprendre aussi bien que moi, ce dont je suis témoin. Je sais que ce n'est pas facile pour des enfants d'admettre que leur maman a des contacts avec le ciel ! J'ai eu beau essayer de leur expliquer mais ils se sont fermés. Alors, je garde le silence sur ce vécu.
J'ai des amies très proches qui vivent mes instants, à elles, je ne leur cache rien. Et cela me fait le plus grand bien. J'ai besoin de parler, je ne peux garder ce grand bonheur qui m'inonde, pour moi toute seule. Et puis, il faut que je le crie à qui veut l'entendre : « Le ciel n'est pas un lieu d'esprits morts, ils vivent, ils vivent, j'en ai la preuve, comme beaucoup de gens sur terre! Mais on ne nous croit pas, on nous prend pour des fous, des illuminés !
C'est vrai que là aussi, il y a eu supercheries, des histoires à dormir debout, des prédictions qui ne se sont jamais réalisées !
C'est pourquoi, seul un petit cercle autour de moi est récepteur des prédictions qu'ils me font. Je ne veux pas me discréditer en donnant la date difficile à contrôler de catastrophes.
Les catastrophes, ils les voient certes, mais pour certains d'entre eux, ils confondent passé, présent avenir . Alors, vous comprenez bien, à quel point, il faut se montrer prudents avant d'annoncer des évènements fâcheux.
La seule chose que nous devons retenir pour le moment, est que le ciel veut nous avertir que nous allons un peu trop loin dans nos négligences, et qu'il faut à l'avenir être plus sensibles à tout ce qui se passe autour de nous. Car comme je l'ai déjà dit, nous reviendrons sur terre pour continuer nos vies, et "nous récolterons ce que nous avons semé"
Bonsoir Ami, et à bientôt.
Bonjour cher ami,
La journée est très belle aujourd'hui, je vois que vous avez trouvé mon livre. Je l'avais oublié sur le banc du parc .
Voyez-vous, l'amie avec laquelle je correspondais, a déménagé. Après une correspondance assidue, nous avons dû interrompre nos relations. L'île Maurice est beaucoup trop éloignée de mon petit village pour que je puisse continuer à l'entretenir des évènements qui déferlent dans ma vie. Car il s'agit d'une grande vague qui vient chaque jour un peu plus près de moi bouleverser mes habitudes. Oh ! Ne croyez pas que je m'en défende, bien au contraire, je l'accueille avec joie et un bonheur immense.
Oui ! Vous voulez savoir si tout ce que vous avez déjà lu est vrai ? Oui, cher Monsieur. A mon âge, et après quarante ans d'enseignement durant lesquels j'ai inculqué à mes élèves une certaine morale, il serait mal venu que j'appose ma signature au bas d'un tissu de mensonges. Oh mais ! Je ne vous demande pas de me croire, simplement avoir un certain respect pour ce que j'écris.
Voyez-vous, j'ai toujours eu envie d'écrire un livre, et je pensais le faire sur un sujet plus commun, comme celui de ma vie par exemple. Comment pouvais-je imaginer alors, que cette vie bien simple subirait un tel bouleversement ! Vous comprenez bien maintenant que je ne peux me taire ! Mais votre lecture n'a pas touché à sa fin, d'ailleurs moi-même, j'ignore bien quel en sera le nombre de pages, les journées m'apportent tellement d'imprévu que je suis en droit de me demander : « Quand finira cette histoire , si elle finit un jour ? »
Mais, pour mes amis, je ne me montrerai pas impatiente, ils sont tellement ravis de m'enchanter, ils me donnent beaucoup de leur savoir et cet apport insensé semble les rendre heureux. Si vous avez bien suivi les premières pages, ce ciel m'a donné une équipe pour travailler à la renaissance de ce monde. Oui je sais, c'est un bien grand mot et si vraiment je devais faire en sorte que leurs aspirations pour notre humanité réussissent d'une quelconque façon, il me faudrait des lustres pour y parvenir. Vous savez tout comme moi, comme ce monde s'est dégradé et comme il sera difficile d'y remédier ! Mais, je fais partie de ces bonnes âmes qui vont tout de même tenter l'impossible. Vous connaissez ma devise, Non ? Ne me dites pas que vous l'avez déjà oubliée !
« Quand on veut, on peut » Je vous sens sceptique. Alors, vous non plus, vous n'y croyez pas ! Vous aussi, vous avez perdu confiance en ce monde ! Notre monde ! Non, mon ami, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Il faut tenter de faire quelque chose pour cette humanité, car si tout le monde croise les bras, alors là oui, nous sombrerons dans le néant et voyez-vous, c'est pour cela que des amis touchent les humains, ils ne veulent pas finir dans le néant.
Alors ? Alors ? Que faut-il faire ?
Tout simplement se réveiller, bouger, bouger sur cette terre afin qu'un jour on veuille bien rester.
Pourquoi je dis cela ? Ne voyez-vous pas tous ces gens qui souffrent ! Tous ces enfants qui se suicident ! Tous ces hommes et ces femmes qui détruisent leur famille afin que leurs petits ne vivent pas dans des conditions misérables !
Quoi ? Dites-vous ! Quoi ? Mais ces guerres, ces atrocités, ces hommes qui ne pensent qu'à prendre le pouvoir en écrasant leurs frères pour emplir leurs poches.
Ah ! Non, cher Monsieur, non, Dieu n'y est pour rien.
C'est bien trop facile à nous pauvres mortels, de traiter ce grand Dieu de pieux assassin ! Non ! Dieu n'est que bonté, charité, amour et s'il pouvait changer la face du monde, il n'hésiterait pas. Mais les hommes sont trop veules, ils attendent que miracles se fassent. Moi, qui converse beaucoup avec ces êtres du ciel, je peux vous dire ami, que rien n'arrivera de ces grandes nuées. Si nous voulons un monde plus honnête et plus calme, il faudra bien se mettre à grandement s'aimer.
Voilà, je me suis encore emportée, j'avais pourtant décidé de garder mon calme ! Quand j'étais en classe devant mes élèves, je me disais toujours : Cool, cool, tu sais qu'ils ne comprendront pas du premier coup, tu sais qu'il te faudra recommencer plusieurs fois avant qu'ils saisissent l'importance du sujet. Eh, oui ! Je sais tout cela, mais quelquefois, je craque, je craque !
Bonsoir à vous.
Publié le 04/02/2008 à 12:00 par umpre
Page 16
Ma chère amie
Je n'ai pas pu reprendre mon courrier hier soir comme je te l'avais promis, j'ai passé la soirée avec une amie au coin de la cheminée, à lire une pièce de théâtre que j'ai écrite et que je compte bien monter en 2005, si Dieu le veut. Mais je pense qu'il le voudra, car c'est avec sa belle inspiration que j'ai pu écrire 26 scènes en deux actes. Elle se nomme : « Le Château ». Non, non ! ce n'est pas celui de la Star-Académy, c'est nettement plus intéressant ! On y trouve une belle peinture de notre société, avec tout ce qu'elle comporte de bien et de mal, il faudrait que j'écrive « maux « parce que mal au singulier n'est pas approprié.
Mais, reprenons notre séjour à Djerba, il serait bien dommage de ne pas continuer à se prélasser au bord de la plage ou de la piscine !
Donc, tous les matins, je me rendais à l'institut et en même temps que ma forme reprenait, mon enseignement par mes amis continuait. Mais il faut que je te raconte cette séance de hammam. Cela devait être le deuxième ou troisième jour, je ne me souviens pas très bien et du reste, cela n'a pas trop d'importance, par contre ce qui en a, c'est ce que j'ai vécu jour-là. Le rituel était toujours le même : gommage, hammam, boue, détente etc...ect... Mais alors que j'étais dans le hammam à transpirer, un jeune homme entra. C'était un parisien, je l'ai su après, bien sûr ! Il s'assoit en face de moi et nous entamons la conversation. Au cours d'un silence, une voix me dit : « Georgy, regardez-bien ce jeune homme, il va se gratter la tête. » Aussitôt dit, aussitôt fait. Imaginez ma surprise ! « !( la voix continue) il va se frotter la cuisse. » Aussitôt, le jeune homme se met à frotter sa cuisse. Alors là, amie, j'ai eu une envie de rire ! Mais comment faire ? Rire sans raison, il m'aurait pris pour une folle ! Je ne pouvais non plus lui dire : « Je viens de m'en raconter une bien bonne, et cela me fait rire ! » J'ai eu un mal fou à me contenir. Heureusement, on est venu me chercher pour la continuation des soins, cela m'a libérée. Quels pouvoirs, ils ont ! C'en est même un peu alarmant ! Mais non, ils ne se servent de leurs pouvoirs qu'à bonne fin utile et quand cela leur est permis.
Il faut savoir que tous les esprits ne se servent pas tous de leurs pouvoirs. C'est un peu comme sur la Terre. Parait-il que nous naissons tous avec un grand nombre de facultés, les uns arrivent à s'en servir, d'autres non. Pourquoi ? Je pense que nous sommes tout simplement paresseux et que nous nous complaisons dans ce qui se présente à nous sans effort. Nous n'allons pas chercher plus loin.
Certains d'entre eux, ceux qui sont prés de moi ou de passage, m'aident pour ma petite Shalimar.C'est ma petite chatte persan, elle passe ses journées dans le jardin et quand je dois sortir, je leur demande : « Amis, pourriez-vous la faire entrer » ? Je n'ai pas longtemps à attendre. Je la vois arriver, ses grands yeux émeraude et sa belle queue en panache, lentement, comme une belle princesse. Vite, je ferme la porte vitrée et je n'oublie pas de dire : Merci. Ce monde est plein de gentillesse, tout au moins, celui que je côtoie.
Au début, j'ai cru qu'il s'agissait de ma famille, puis, j'ai appris plus tard qu'il n'en était rien. Ce sont, m'ont-ils dit, une équipe d'esprits avec qui j'avais passé un pacte avant de retrouver la Terre. En effet, je me suis réincarnée pour mener ma mission mais pas sans conditions. NOUS devions le faire ensemble. Et il ne m'est pas permis de douter une seconde de ce pacte vu l'aide que je reçois à toutes mes demandes.
J'ai différents styles en peinture, et pour cause ! j'écris poèmes et prose en un temps record, je compose musique et paroles de chansons, je sculpte, enfin, comment dire ? C'est comme si j'avais ouvert une porte dans ma tête et que toute une inspiration s'y déverse.
Dès qu'une quelconque difficulté se soulève, je trouve tout de suite la solution. Et puis encore, des choses qui arrivent comme cela, des gens que je rencontre au bon moment. Je n'arrête pas de dire « Merci, merci; merci ».
Ma vie est devenu un enchantement. J'ai toujours été trés dynamique, je me suis toujours relevée de situations difficiles. J'ai l'impression de suivre le parcours d'un combattant : je cours, je cours, et si je tombe ou m'arrête, j'ai l'impression qu'on me secoue : Allez, il faut que tu continues" .Moi qui craignais m'ennuyer à la retraite, j'ai une vivacité hors norme. Alors croyez-vous que je puisse douter une seconde de ma mission ?
Seize heures, je dois te quitter, il me faut préparer la pâte à pizza. J'ai déjà un peu raté mes macarons au chocolat, aussi je veux m'appliquer pour le reste. J'espère que tu passeras une bonne fin de semaine. Moi, demain, je vais visiter le salon de créativité. Les costumes, nous demandant toujours innovations, nous allons avec une amie prendre des idées.
A bientôt Amie, je t'embrasse très fort.
Ma chère amie,
Je suis toujours sans nouvelles de mes enfants, et je n'arrive pas moi-même à les contacter. Mais POURQUOI ? Dois-je rester isolée au milieu de ce ciel ?
Ce matin, je dois aller suivre mes premiers soins. En attendant onze heures, je me rends sur la plage. Elle se trouve juste au bout de l’allée qui mène aux restaurants de l'hôtel. Ces restaurants sont très différents : L'un, installé sous une grande toile blanche, offre toutes sortes de salades et grillades de poissons, l'autre, sous les arcades, caché derrière le jardin parfumé, sert des spécialités tunisiennes et le dernier, face à la piscine, attire le touriste par l'odeur de ses viandes grillées.
L'allée qui mène à la mer est bordée de palmiers et bougainvilliers, de chaque côté, on peut se reposer sur des bancs en bois blanc. Ceux qui veulent admirer cette beauté trouvent ici un lieu de halte. Tout ce paysage se détache sur un fond bleu aux nuances multiples, pareil à une toile de peintre.
Je descends donc cette allée enchanteresse pour retrouver ce petit coin de plage privée où des parasols en paille brune et des chaises longues attendent les clients de l'hôtel. Le corps enduit de crème, je reste là sur ma serviette à regarder tout autour de moi. Pas trop de monde ce matin, il faut dire qu'il n'est que neuf heures. J'aime bien ces heures qui n'ont pas tout à fait perdu la fraicheur de la nuit, ce sable humide repoussant encore la brûlure du soleil, ce calme reposant que seules quelques mouettes brisent par leurs cris ! Je suis là, et je rêve. Tiens ! Mes petites voix se réveillent, je me disais aussi : « Mais où sont-elles passées ? » Non, non, amie ! Elles n'étaient pas bien loin, je pense qu'avec mes yeux, elles profitaient aussi de ce panorama. Oui, encore un détail de grande importance. Tous ces êtres de lumière qui nous environnent, passent à travers nous et se servent de nos cinq sens pour continuer à vivre sur cette terre et nous aider.
Cela veut dire quoi ?
Eh bien amie ! Sachez que lorsque vous touchez un objet, ils en sentent les aspects les caractères : le froid, le chaud, la forme, la densité, ils vivent aussi avec nous, toutes nos sensations, nos émotions, nos craintes, nos appréhensions.
Quand vous mangez, ils ont le goût de toute chose. C'est pour cela qu'ils aiment bien, quand je fais des gâteaux ou des plats épicés.
Ils sentent aussi par notre nez, et savent vous dire lorsque cela sent bon ou mauvais. Ils adorent mon parfum : Mayflower. Quand je randonne, ils aiment retrouver toutes les senteurs de la nature, les plantes odorantes de notre Midi ! Cela leur ramène des souvenirs.
Quand je les entends m'enseigner tout cela, je suis très heureuse de penser que cette vie sera très agréable.
Oh ! Mais je dois être attentive, on me demande de me lever et d'entrer dans l'eau. Je suis le chemin qu'ils m'indiquent. J'avance sans crainte, l'eau est à bonne température et le soleil commence à chauffer.
« Arrêtez-vous Georgy ! » Devant moi, flottant sur l'eau, (je suis bien embarrassée de nommer cette chose, je ne sais pas ce que c'est), une fleur ? une petite bête ? un mollusque ? Je ne saurais dire ! Bref, un petit disque plus petit qu'un centime d'euro, couleur gris, ayant à son centre une partie plus claire, comme un iris et tout autour, des cils bleus qui se détachent sur la transparence de l'eau.
-Prenez-le dans votre main, me disent-ils. Je le prends et le garde un moment afin de mieux l'observer. Une douce chaleur passe sur mes doigts.
-Reposez-le dans l'eau. Je m'exécute, et tandis que mon regard se pose autre part, cette petite chose disparaît . J'ai beau tourné, retourné, scruter les environs, RIEN.
Que dire et que penser ?... Je retourne sous mon parasol et là, une conversation s'installe entre eux et moi.
-Alors ma chérie, à quoi cela vous a-t-il fait penser ?
-A un œil, dis-je.
-Et bien dessinez-le sur votre petit carnet. J'ai toujours sur moi un petit carnet pour écrire ce qu'ils me disent d'important. Ils me donnent tellement d'enseignements que quelquefois ma mémoire fait défaut.
Je regarde ma montre, il est presque onze heures. Je range mes affaires et prends le chemin de l'institut de thalassothérapie. Des masseuses m'accueillent en me souhaitant la bienvenue. Je remplis une fiche de renseignements et on me guide vers le vestiaire. Là, je pose mes affaires dans un casier, mets un maillot, enfile un peignoir de grande blancheur et des mules assorties. Au bout d'un instant on vient me chercher.
J'entre d'abord dans une pièce où un jeune homme me fait un énergique gommage avant de me conduire vers le hammam. C'est là qu'un enseignement pratique avec mes amis du ciel commence. Alors là, amie, je vous demande toute votre confiance, je vous assure que ce qui va suivre n'est que vérité. D'ailleurs dans ce ciel, il n'aime pas du tout le mensonge. Je me suis vue rapporter une histoire avec des mots qui n'étaient pas les leurs, j'entendais dans ma tête: « Ce n'est pas en ces termes qu'on vous l'a dit. » Je dois donc faire des efforts pour bien me souvenir de ce qu'ils me disent. Ah ! Je vous assure que c'est un bon exercice de mémoire.
Alors, que m'est-il arrivée dans ce hammam ?
D'abord, on a travaillé la transmission de pensée. Assise en face d'un mur carrelé, je devais indiquer le carreau auquel ils pensaient. Cela a duré cinq bonnes minutes. Puis nous avons continué l'exercice par des mouvements. Je devais refaire des mouvements pressentis. Cela m'amusa beaucoup, car au début je me trompais. Ils me disaient : « Maîtresse ! Vous n'êtes pas douée ! » Mais on recommença plusieurs fois, j'eus droit à des compliments. Ensuite, ils m'apprirent à me masser selon un rythme et d'une certaine façon . Ces exercices m'ont beaucoup plu. Je ne savais pas encore quelles en seraient les applications, mais je me doutais bien qu'il y aurait une porte de sortie.
Après le hammam, on m'enduisit de boue. Une douche, vingt minutes de détente et un bon petit thé suivirent. Puis, je plongeai dans un bain bouillonnant à bonne température. Les mêmes exercices reprirent. On termina la séance avec un massage. Là, allongée sur le ventre, je me donnai entièrement aux mains de la masseuse. Très agréable! Comme dirait Muriel Robin.
Quinze heures déjà, il me faut te laisser, je dois retrouver une amie avec qui nous mettons en place un spectacle pour la journée de la citoyenneté. J'ai écrit deux fables : Le loup et le mouton, La dame et le bûcheron, ainsi qu'un conte, mettant en évidence le respect du travail et de la propriété, cela m’a pris une demi-heure, c’est pour te dire à quel point mes amis m’aident. Si j'avais le temps, je te les aurais racontés, mais je dois être à l'heure dite à son bureau, Alors...
Bonne après-midi, et à ce soir, si je ne rentre pas trop tard !
Publié le 03/02/2008 à 12:00 par umpre
Page 15
Ma chère amie
Je pensais pouvoir t'écrire de Djerba, mais j'ai été tellement occupée que je n'ai pu trouver un tout petit moment. Il n'y a rien à regretter, car vois-tu, quand les évènements se posent, je crois qu'on est plus apte à les raconter avec toutes leurs couleurs et leurs émotions. Donc, je vais essayer de te faire un récit des plus complets.
Avant, je veux savoir comment tu te portes depuis notre dernier entretien. Je parie que tu as beaucoup réfléchi sur le contenu de mes lettres et que tu penses maintenant un peu comme moi. Je sens bien cette amitié se tisser entre nous, je sens bien que ton coeur s'ouvre à ce grand ciel ! Toi aussi, tu as des parents, des amis là-haut. Oh ! Je ne sais pas pourquoi, je m'évertue à dire là-haut, quand je sais maintenant qu'ils sont bien autour de nous. C'est toujours cette histoire d'anges apprise dans mon enfance qui reste dans ma tête.
Donc, voilà, l'avion a atterri à Tunis. Il ne faisait pas trop chaud, mais le soleil était au rendez-vous. Et moi, quand je vois le soleil, c'est tout mon corps qui est en fête. Pas toi ? Tu sais, je suis née en Algérie, alors les chaleurs, le sirocco, et le soleil, cela fait partie intégrante de mes cellules. Après une heure d'attente, un avion de la compagnie Tunis-Air nous a embarqués direction Djerba. Tu me croiras si tu veux, mais dès que je suis entrée dans l'avion, une odeur d'épices et de gandouras est venue chatouiller mes narines. J'ai subi là, vitesse grand V, un retour vers mon enfance.
A travers le hublot, j'ai tout de suite admiré la mer, cette grande bleue. Je l'aime cette Méditerranée ! Je n'en ai pas encore fait le tour, mais cela viendra. Toutes mes collègues me l'ont souhaité le jour de ma retraite. Ce jour-là, j'étais à cent lieues de prévoir ce qui allait m'arriver.
Le voyage n'a pas été trop long. Après les formalités d'accueil, un taxi m'a conduite vers le Palm Beach, l'hôtel où mon séjour était réservé. Là, le soleil déjà était plus chaud, j'ai retrouvé mon Algérie natale : les mêmes rues, la même blancheur, les mêmes palmiers, les mêmes orangeraies, et les mêmes gens, toujours assis aux terrasses des cafés devant leur thé à la menthe.
J'ai beaucoup discuté avec le chauffeur, je voulais qu'il sache que son pays était comme le mien, enfin celui d'avant. On a parlé de nos familles, de nos activités, et puis encore d'une foule de choses qui font à tous, arabes ou français, notre vie de tous les jours.
Au détour d'un virage, le paysage est devenu tout d'un coup, plus propre, plus soigné. Et Oui ! On entrait dans les quartiers résidentiels, les quartiers du tourisme, les beaux hôtels. Cela m'a fait mal au coeur de penser que ces gens là connaissent de ces endroits que les portes ou les halls, car ils n'ont pas du tout l'argent pour pouvoir y faire un séjour. Je l'ai bien remercié et lui ai souhaité bonne chance. Il m'a rendu la politesse et m'a souhaité en arabe la bienvenue.
C'était la deuxième fois que je venais en Tunisie, la première remonte à mon deuxième divorce. Pour essayer d'évacuer toutes mes peines, toutes mes désillusions, j'étais venue en ce temps là me reposer un peu. Cela ne s'était pas trop bien passé. Une femme seule dans ces pays est un peu comme une proie.
J'avais été haranguée par des hommes et cela m'avait fait très peur. Je n'avais pu profiter pleinement de mon séjour. En plus, je me souviens, la pluie et le mauvais temps étaient de la partie. Mais c'est loin déjà, inutile de t'en parler. Je préfère continuer à te conter Djerba, cette petite île où bien des évènements me sont arrivés.
J'avais une chambre donnant sur un jardin. Au début, j'ai un peu regretté de ne pas l'avoir côté piscine, mais le deuxième jour, j'ai beaucoup apprécié le calme. La terrasse garnie de fauteuils blancs invitait déjà au repos, c'est ce que j'ai fait. J'ai pu admirer ainsi les bougainvilliers mauves et rouges, les palmiers et leurs grappes de dattes, les massifs de fleurs multicolores, les allées dorées sous le soleil couchant, c'était beau, très beau ! Aucun bruit humain ne montait, simplement le chant de quelques oiseaux encore joyeux de jouir de cette lumière. Après un court repos, j'ai pris possession de ma chambre.
J'ai défait mes valises et commencé à ranger mes affaires. J'ai oublié amie, de te parler de Déa. Déa, un petit nom que j'aime, une voix qui me ravit, une bulle d'amour qui me couve, je ne sais pas qui elle est vraiment ? Je sais, parce qu'elle me l'a dit, qu'elle n'a jamais vécu sur terre. Nous avons toutes les deux des liens très très forts. Quand j'ai commencé à préparer ma valise à Montpellier, elle m'a dit : « Ma chérie, laisse moi faire ! » Elle me disait tout ce que je devais emporter. Rien n'a manqué. Elle a pensé à tout : aux dolipranes, aux crèmes apaisantes, et même à un petit bout de kapok, tu sais ce que l'on trouve dans les coussins ! Ah , Oui !Tu dois bien te demander pourquoi elle m'a demandé de prendre ça ? Il faut que je t'explique.
A Montpellier, je vis avec mon petit-fils. Ayant des difficultés scolaires, ma fille et mon gendre ont bien voulu me le confier afin que je puisse le suivre. Je l'ai donc avec moi, depuis quatre ans déjà. Tous les week-ends, il retourne chez ses parents qui n'habitent pas très loin. Depuis sa tendre enfance, il garde une manie, celle de sucer son pouce tout en manipulant une petite boule de kapok. Il carde cette boule pendant un long moment avant de s'endormir. L'ennui, c'est que tous les jours, il va chercher d'autres boules, soit dans ses peluches, soit dans les coussins, et en même temps que les peluches rendent l'âme, le sol de la maison se couvre de petites bourres, qu'il me faut aspirer . Quelquefois, cette manie agresse ma patience et je gronde en promettant d'ôter toutes les peluches. J'ai donc mis dans ma valise une petite boule de ce fameux kapok. Pourquoi ? A ce moment là, j'en ignorais totalement le but.
Après avoir rangé mes vêtements, et placé mes affaires de toilette, j'ai voulu téléphoner à mes enfants afin de les tranquilliser. J'avais acheté avant de partir un portable avec possibilité d'appeler de l'étranger, je composai donc le numéro et attendis. Le portable s'éteignait. Une fois, deux fois, trois fois. Impossible d'y arriver. Je passai donc par le standard de l'hôtel. Je n'eus pas plus de chance. Pas de panique me dis-je, tu essaieras plus tard. Déa alors se mit à me parler :
« Ma chérie, tu vas te faire très belle et tu vas rejoindre la salle à manger. » Il est un peu trop tôt, lui répondis-je par télépathie, le service est à vingt heures. Bien, me dit-elle, et bien tu iras prendre un verre de jus de fruit bien frais dans la salle du bar. Bien que je sois une femme moderne, il y a des choses que je n'ose pas encore faire : comme m'installer toute seule dans un bar. Cela doit certainement venir de mon éducation. Mais, j'étais à Djerba, une station balnéaire, dans un hôtel, donc il me fallait oser. Je pris une douche, m'habillai, me maquillai, et descendis dans le salon.
Alors que j'étais assise, bien installée dans un fauteuil, Déa me dit :
- « Tu vois ce monsieur devant toi, il est tout seul, aussi ma chérie, pourquoi n'irais-tu pas bavarder avec lui ?
Mais Déa, cela ne va pas, on n'accoste pas les gens comme cela, surtout dans un bar ?
- Mais pourquoi ma chérie, ici, dans l'univers, quand tu as envie de parler à quelqu'un, tu t'approches et tu lui parles.
- Oui, mais ici, on n'est pas dans l'univers, on est sur la Terre, et si je me dirige vers cet homme en lui disant : « Monsieur, vous êtes seul, vous voulez qu'on parle ? » Je crois bien qu'il prendra mon invitation pour autre chose.
- Mais enfin ma chérie, tu dis toi-même qu'il te faut trouver un ami ! Il faut apprendre à faire le premier pas !
- Non, je t'aime bien Déa, mais ça, vois-tu, je ne peux pas.
C'est bien dommage ma chérie, il a l'air bien ce monsieur ! Et tu sais, quelquefois, il ne faut pas laisser passer sa chance !
A ce moment là, le monsieur se lève et sort du salon.
« Un de perdu, dix de retrouvés » me dit Déa. (j'étais soufflée)
A mon tour, je rejoignis la salle à manger. Alors que je dégustais mon premier plat tunisien, mes yeux se tournèrent vers une table où se trouvait un homme bien bronzé d'une certaine prestance. La petite voix de Déa se refit entendre.
-Alors alors, ma chérie ! Ton petit coeur palpite ?
-Déa ! Tu ne vas pas recommencer !
-Pourquoi, il ne te plaît pas ?
-Déa, tu ne vas pas me signaler tous les hommes seuls de l'hôtel ? (imaginez tout de même mon envie de rire)
Je mangeais rapidement mon repas. Au moment du dessert, le bel homme passa au bras de sa maman bien âgée.
- Oh ! Quel dommage, me dit Déa, c'est le fils à sa mémère ! Non, non, ma chérie, il ne te faut pas ça ! Tu as déjà été servie par ce genre de bonhomme !
Ah ! Croyez- moi, ce ciel cache bien des petits rigolos. Je n'aurais jamais pu imaginer tout ce qui allait m'arriver! (j'ai bien compris ce jour là que ce monde était pareil au nôtre, avec son humour et ses petites farces.)
De retour dans ma chambre, après une courte toilette, j'essayai à nouveau de contacter mes enfants. Même scénario. Je ne pus les avoir. Une angoisse alors vint m'habiter. Dieu ! Où toutes ces voix voulaient-elles me mener ? Des pensées très négatives vinrent alors envahir ma tête. Et si ce ciel était en train de me manipuler ? J'avais lu des livres, vu des films, je pris peur. J'essayai de les interroger ! Silence ! Plus personne ne parlait ! Je me sentis alors comme prise dans un piège. Loin de ma famille, ne pouvant avoir de contacts, tout pouvait arriver. Et pourtant, tout ce que je vivais depuis ce 27 Avril n'était que bonheur ! Alors que se passait-il ? Qui ?Qui me parlait ? Etaient-ce les forces du mal ? Etaient-ce celles du bien ? Je me mis à pleurer, pleurer. La fatigue, les larmes aidant, je finis par m'endormir.
Le lendemain, à mon réveil, je retrouvai la voix apaisante de Déa. Elle ne me parla pas des événements, ni de mes angoisses de la veille. Elle reprit sa bonne humeur comme si rien ne s'était passé. Je ne sais pas pourquoi, mais je repris confiance. Après ma toilette, je préparai mes affaires afin de ne pas remonter dans la chambre, et me dirigeai vers la salle à manger pour prendre mon petit déjeuner. Etant venue pour me reposer et suivre une thalassothérapie, il n'était pas question que je m'empiffre. Il faut beaucoup de volonté pour résister à tout ce qui nous est offert. Rien ne manque : Des jattes de fruits frais, des fromages de toutes sortes, des grillades, des petits pains aux raisins, des pâtisseries européennes et tunisiennes, enfin des petits déjeuners qui feraient les fêtes de tous les enfants qui meurent de faim. On est obligé d'y penser, surtout quand on voit ces gens pourtant bien éduqués, remplir leurs assiettes comme s'ils manquaient de tout et puis ensuite gaspiller, parce qu'ils ont eu les yeux plus gros que le ventre. Quelle honte !
Quelquefois amie, on n'est pas fière d'être humain. Quand on voit certains animaux partager la nourriture avec leurs petits tout en se sacrifiant, que vaut cette humanité ?
Oh ! Mais moi aussi, j'ai eu à me reprocher quelque chose ce jour là ! Figurez-vous qu'à la fin de mon déjeuner, alors que je m'apprêtais à me lever, mon verre tomba sur la table. Je regardai très étonnée, mais aussitôt, j'entendis : « Ma chérie, on ne quitte pas une table sans enlever ses miettes. » Il est vrai que mon croissant s'était quelque peu émietté sur la nappe. Je me rassois donc et nettoie méticuleusement autour de mon bol. « C'est très bien ma chérie, maintenant nous pouvons aller ».
Je vous sens amie bien étonnée de tout ce que je vous raconte et pourtant je vous promets que rien ne sort de mon imagination. Tout est réel.
Les pages se couvrent de mots, les mots forment des lignes, mes pensées suivent leurs chemins, il faut tout de même que je vous quitte en vous disant à demain. Les choses sont bien meilleures lorsqu'on les distille, alors patience amie, ma chère amie ! Patience, vous saurez tout, vous apprendrez à aimer ce monde car en soulevant le voile, vous verrez sa beauté.